Diagnostic et prise en charge du patient adulte atteint du syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) : état des lieux des pratiques - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Évaluer les connaissances et pratiques des orthodontistes français concernant le diagnostic et la prise en charge du SAHOS adulte.
Méthodes |
Étude transversale descriptive nationale menée par questionnaire en ligne (31 items), diffusé auprès de spécialistes en ODF, omnipraticiens pratiquant l’orthodontie et stomatologues. Le recueil, anonyme et obligatoire, s’est déroulé de décembre 2024 à janvier 2025. L’analyse a reposé sur des statistiques descriptives.
Résultats |
Un total de 213 réponses ont été recueillies, majoritairement des femmes (52,6 %), spécialistes en ODF (70 %), âgés de 26–35 ans (34 %), exerçant en libéral (68,5 %). Concernant le diagnostic, 92,5 % déclarent avoir des patients SAHOS et 80,7 % ont déjà contribué à un diagnostic. La majorité (79 %) distingue l’adulte de l’enfant, surtout par la prise en charge et le seuil de sévérité. Les signes les plus recherchés sont la rétrognathie (96,7 %), la surcharge pondérale (89,2 %) et l’endognathie (86,4 %). Les symptômes explorés dépassent 92 % (fatigue, somnolence, respiration buccale, pauses nocturnes). Les examens les plus prescrits sont l’enregistrement du sommeil (92,5 %), l’examen ORL (85 %) et la téléradiographie (52,6 %). Seuls 30,5 % utilisent un questionnaire validé. Concernant la prise en charge, 85 % orientent les patients, surtout vers l’ORL (58,5 %) ou le médecin du sommeil (41,5 %). Deux tiers ne prescrivent pas de polysomnographie et moins de la moitié savent l’interpréter. L’OAM est utilisée par 43 % mais reste limitée par le manque de formation. En cas d’échec de PPC ou d’OAM, 82,2 % proposent une alternative. La chirurgie orthognathique est jugée bénéfique sur les VAS (> 94 %), malgré des freins liés à la motivation (91,1 %) et aux comorbidités (82,2 %). Pour l’expansion maxillaire, les techniques privilégiées sont le SARPE (81 %), le DOME (53 %) et le MARPE (12 %).
Conclusion |
L’enquête révèle une bonne sensibilisation des orthodontistes au SAHOS et confirme leur rôle clé dans le dépistage. Toutefois, l’usage limité de questionnaires standardisés et la méconnaissance de la prescription des enregistrements du sommeil représentent des axes d’amélioration. L’implication thérapeutique reste encore restreinte, bien que l’expansion maxillaire et la chirurgie orthognathique apparaissent comme des options prometteuses.
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Vol 23 - N° 1
P. 124-125 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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