À la recherche des dormeurs à risque : portrait clinique et polygraphique de l’apnée du sommeil en Algérie - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Déterminer les caractéristiques cliniques et polygraphiques des sujets à haut risque de syndrome d’apnée du sommeil (SAS) dans une population algérienne.
Méthodes |
Étude transversale réalisée auprès de 70 adultes. Des questionnaires ont été administrés. Un score STOP BANG ≥ 3 définit un haut risque de SAS. L’apnée du sommeil a été objectivée par une polygraphie ventilatoire.
Résultats |
Un total de 70 sujets présentaient un haut risque de SAS (STOP BANG ≥ 3). Âgés de 18 à 75 ans (âge moyen 56,7 ± 13), 62,9 % hommes et 37,1 % femmes. Le STOP BANG variait entre 3 et 7. Le poids moyen était de 86,4 kg, la taille moyenne de 168,7 cm, IMC moyen 30,5 (44,3 % obèses, 7,2 % obésité morbide). HTA : 60 %, diabète : 32,9 %, pathologies ORL :24,9 %, hypothyroidie : 14,3 %, Covid-19 : 27,1 %, asthme : 7,1 %, cardiopathies : 2,9 %, neuropathie 2,9 %. Au total, 14,3 % dormaient < 6 h et 85,7 % > 6 h. 62,8 % présentaient un ronflement quotidien (dont 77,3 % intense), 28,6 % faisaient des pauses respiratoires. La somnolence diurne excessive : 35,7 %, insomnie : 18,6 %, cauchemars : 14,3 %, autres troubles du sommeil : 10 %. Prise de médicaments pour dormir : 8,6 %, exposition aux écrans : 58,6 %, travail posté : 7,1 %, absence d’activité sportive : 74,3 %, tabagisme actif : 11,4 %. Les 70 sujets ont été convoqués pour une polygraphie, mais seulement 20 ont accepté. Parmi eux, 12 enregistrements étaient interprétables. L’IAH variait entre 0 et 58 (IAH moyen : 15,7 ± 20). Deux patients n’avaient pas de SAS, 6 présentaient un SAS léger, 1 un SAS modéré et 3 un SAS sévère.
Conclusion |
L’étude des caractéristiques cliniques et polygraphiques des sujets à haut risque de SAS permet une meilleure identification et prise en charge de cette affection fréquente.
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Vol 23 - N° 1
P. 125 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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