Relation entre le syndrome métabolique et la sévérité du syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil - 06/03/26
, Haifa Ben Romdhane, Hela Cherif, Ghada Berkaoui, Soumaya Debbiche, Rihab Kefi, Salma Mokaddem, Ridha CharfiRésumé |
Objectif |
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact du Smet sur la sévérité du SAHOS.
Méthodes |
Une étude rétrospective descriptive et comparative a été menée sur 229 patients suivis pour SAHOS à l’hôpital FSI entre 2021 et 2023. Le Smet a été défini selon les critères de la Fédération internationale de diabète (2009). Les patients ont été répartis en deux groupes : G1 : 121 patients avec SAHOS et Smet, et G2 : 108 patients avec SAHOS sans Smet.
Résultats |
Les patients du G1 avaient un âge moyen plus avancé (60 contre 57, p = 0.035). Une prédominance féminine a été plus retrouvée dans le G1 (53,7 % contre 41,7 %, p = 0,06). Le périmètre abdominal moyen était plus élevé dans le G1 (120,03 cm contre 110 cm ; p = 0,01), tout comme l’indice de masse corporelle moyen (34,6 kg/m 2 contre 31,8 kg/m 2 ; p = 0,001) et le périmètre cervical moyen (41,58 cm contre 40,35 cm ; p = 0,05). La dysthyroïdie était plus fréquente dans le G1 (14,9 contre 9,3 %), alors que la rhinite l’était dans le G2 (5,8 contre 12 %). Concernant les symptômes cliniques, uniquement la nycturie était significativement plus fréquente dans le G1 ( p = 0,009). Le score d’Epworth était significativement plus élevé dans le G1 (10,4 contre 7,9, p = 0,001). La somnolence diurne sévère (score d’Epworth > 10) était significativement plus fréquente dans le G1 (49,6 contre 32,4 %, p = 0,024). L’index d’apnées-hypopnées moyen était significativement plus élevé chez les patients du G1 (30,38/h vs 24,86/h, p = 0,032). Le SAHOS sévère était significativement plus fréquent dans le même groupe (49,9 contre 32,4 %, p = 0,008). La fréquence cardiaque moyenne était plus élevée chez les patients atteints de Smet (66,6 vs 62,1 bpm, p = 0,01). En revanche, aucun effet significatif n’a été observé concernant l’indice de désaturation ou la saturation moyenne en oxygène.
Conclusion |
Cette étude confirme la relation bidirectionnelle entre de SAHOS et de Smet avec un SAHOS plus sévère chez les patients présentant un Smet associé. Ces résultats soulignent l’importance du dépistage et de la prise en charge du Smet chez les patients atteints de SAHOS.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 127 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
