Moins de sommeil chez les souris femelles que chez les mâles : rôle du facteur de transcription Mafa ? - 06/03/26

Résumé |
Objectif |
Les souris femelles dorment moins que les souris mâles, en particulier pendant la phase lumineuse, mais les bases physiologiques de ces différences restent encore mal comprises. L’aire ventrolatérale pré-optique (VLPO) de l’hypothalamus joue un rôle crucial dans l’induction du sommeil lent et fait partie de l’aire préoptique qui intervient également dans la régulation des comportements sexuels et maternels. Nous avons identifié un facteur de transcription, Mafa, exprimé dans une population spécifique de neurones, proches du VLPO, qui pourrait participer à la régulation de son activité. Ainsi, nous avons investigué le rôle de Mafa dans l’alternance veille/sommeil.
Méthodes |
Nous avons caractérisé à l’aide d’immunomarquages les neurones exprimant Mafa dans l’aire préoptique de l’hypothalamus. Afin de quantifier l’impact de Mafa sur le sommeil, nous avons enregistré en cage piezo-électriques le sommeil de souris qui portent ou non (knock-out) le gène Mafa. Enfin, nous avons étudié l’état d’activation de ces neurones par des immunomarquages c-fos de jour et de nuit.
Résultats |
Nous avons pu mettre en évidence que Mafa est exprimé dans des neurones galaninergiques de l’aire préoptique de l’hypothalamus entre le VLPO et le noyau suprachiasmatique. Nos résultats d’enregistrements de sommeil montrent que pendant la phase lumineuse, les souris femelles knock-out pour le gène Mafa, dorment davantage que les souris femelles contrôles, ce qui abolit la différence de sommeil avec les mâles. Enfin, chez les souris femelles, le marquage c-fos des cellules Mafa est maximal au début de la période lumineuse, puis décroît au cours de la journée.
Conclusion |
Nos résultats suggèrent que Mafa contribue aux différences de sommeil observées entre les femelles et mâles. Son expression dans des neurones de l’hypothalamus antérieur qui sont plus actifs chez les femelles en début de phase lumineuse renforce l’hypothèse d’un rôle actif de Mafa dans la régulation veille/sommeil. Des expériences complémentaires d’inactivation ciblée de Mafa dans l’aire préoptique seront nécessaires pour confirmer la spécificité de son rôle dans la régulation du sommeil.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 25 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
