Effets d’un traitement par mélatonine à libération immédiate sur le sommeil et le comportement de l’enfant avec trouble du spectre de l’autisme - 06/03/26
, Marion Comajuan 1, 2, Diane Weick 1, 3, Nadège Limousin 4, Gabriele Tripi 5, Carmen Schroder 6, 7, Véronique Raverot 8, 2, Sabine Plancoulaine 2, Patricia Franco 1, 2Résumé |
Objectif |
Déterminer l’effet d’un mois de traitement par mélatonine immédiate sur le sommeil et le comportement d’enfants (3–18 ans) avec TSA. Les objectifs secondaires étaient de décrire les relations entre les troubles du sommeil, la sécrétion de mélatonine et le comportement à l’état de base et d’évaluer les effets résiduels du traitement deux semaines après arrêt.
Méthodes |
Il s’agit d’un essai clinique multicentrique randomisé en double aveugle. À l’état de base, les parents ont complété des questionnaires concernant le comportement et le sommeil de leur enfant (ABC-C, CSHQ), le sommeil a été enregistré par actigraphie (15 jours) et lors d’une polysomnographie à l’unité de sommeil pédiatrique. Un recueil urinaire fractionné sur 24 h a été réalisé pour doser la 6-sulfatoxymélatonine (6SMT). À J0, les patients ont été randomisés dans le groupe placebo ou le groupe traitement (0,5, 2 ou 6 mg). Les mêmes évaluations ont été réalisées à l’issue d’un mois de traitement puis 15 jours après arrêt.
Résultats |
Au total, 23 patients ont été inclus entre 2014 et 2018 au sein des 4 centres français participants. Les enfants avaient un âge médian de 8,3 ans (3–16 ans) et étaient majoritairement des garçons (96 %). À l’état de base, les enfants présentaient un déficit de sécrétion de 6SMT nocturne en comparaison d’enfants contrôle du même âge ainsi qu’une augmentation des taux de 6SMT sur la plage 8–12 h. À l’actimétrie, les enfants présentaient une latence d’endormissement augmentée dans 80 % des cas et un midsleep retardé, surtout le week-end ; éléments en faveur d’un retard de phase. Les valeurs de 6SMT nocturnes étaient corrélées aux scores de comportements (ABC-C) et d’anxiété au sommeil (CHSQ). Sous traitement, la proportion d’enfants présentant une latence d’endormissement supérieure à 30 minutes était réduite mais le réveil final semblait avancé, en particulier pour les plus petites doses. Les concentrations de 6SMT mesurées étaient supra physiologiques et persistaient en journée. Après arrêt du traitement, les effets sur le sommeil mesuré par actimétrie semblaient persister mais les doses les plus importantes semblaient inhiber la sécrétion endogène de mélatonine.
Conclusion |
De futures recherches seraient nécessaires afin de mieux comprendre le métabolisme de la mélatonine chez ces enfants.
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Vol 23 - N° 1
P. 28-29 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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