La charge hypoxique : un marqueur clé du risque de complication post-opératoire des patients ayant un SAHOS - 06/03/26
, Margaux Blanchard 3, Sandrine Kerbrat 4, François Goupil 5, Audrey Thomas 6, Jérémie Thereaux 7, Basil Fuchs 7, Francis Couturaud 7, Samir Jaber 8, Dany Jaffuel 8, Wojciech Trzepizur 9, Frédéric Gagnadoux 9Résumé |
Objectif |
Évaluer si la charge hypoxique spécifique à l’apnée du sommeil (SASHB) permet de prédire les complications cardiovasculaires (CV) et la mortalité postopératoires chez des patients ayant un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) subissant une chirurgie majeure non cardiothoracique.
Méthodes |
Étude de cohorte multicentrique appariée à une base médico-administrative, incluant des adultes diagnostiqués avec un SAHOS entre 2007 et 2018 et opérés entre la date du diagnostic et décembre 2021. Le critère principal regroupait : accident vasculaire cérébral, fibrillation auriculaire, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, thrombo-embolie veineuse et mortalité toutes causes dans les 30 jours postopératoires. L’association entre SASHB et ce critère a été évaluée par analyses uni- et multivariables, et comparée aux autres mesures de sévérité du SAHOS.
Résultats |
Parmi 1962 patients (âge médian 58 ans [49–66] ; 64 % d’hommes) opérés en médiane 3,5 ans [1,6–5,8] après le diagnostic, 71 (3,6 %) ont présenté le critère principal dans les 30 jours. Par rapport aux patients avec une SASHB < 32 %min/h, ceux avec une SASHB plus élevée avaient un risque élevé (OR ajustés [IC95 %] : 3,29 [1,41–7,70] pour 32– < 80 %min/h ; 4,22 [1,83–9,72] pour ≥ 80 %min/h). Un score intégrant âge, antécédents cardiovasculaires et SASHB présentait de bonnes performances prédictives (AUC 0,72 [0,68–0,79]).
Conclusion |
Chez les patients SAHOS opérés d’une chirurgie majeure non cardiothoracique, la SASHB est un marqueur indépendant du risque de mortalité et de complications cardiovasculaires précoces. Ces résultats suggèrent que la SASHB pourrait contribuer à une meilleure stratification du risque postopératoire ; des études complémentaires doivent évaluer si son utilisation pour guider les interventions permet de réduire ce risque.
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Vol 23 - N° 1
P. 33-34 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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