Les mouvements oculaires rapides au cours du sommeil non-REM comme biomarqueur des synucléinopathies - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Rechercher la présence anormale d’intrusions de mouvements oculaires rapides (REM) au cours du sommeil non-REM dans les synucléinopathies.
Méthodes |
Des mesures cliniques et des polysomnographies ont été recueillies auprès de 554 participants atteints de MP ( n = 257), d’iRBD ( n = 110), et d’AMS ( n = 71), ainsi que de 115 témoins. Dans un premier temps, les enregistrements polysomnographiques ont été examinés visuellement afin de détecter la présence et de calculer l’indice de REM en stade N2. Ensuite, les REM ont été détectés automatiquement dans tous les stades de veille et de sommeil, et des seuils discriminants entre les différents groupes ont été recherchés.
Résultats |
L’indice de REM en N2 (mesuré visuellement) était plus faible chez les témoins que dans tous les groupes de patients. L’indice de REM en N2 (mesuré automatiquement) était plus faible chez les témoins que chez les patients atteints de MP et d’AMS, mais ne différait pas de celui des participants iRBD. Le seuil optimal de 4,6 REM/h en N2 permettait de discriminer les témoins de l’ensemble des groupes neurodégénératifs avec une spécificité de 77 %, mais une sensibilité de 60 %. Le seuil permettant de distinguer les patients AMS des patients MP présentait une faible spécificité (58 %). Le seuil optimal de 2,1 REM/h chez les patients iRBD offrait une spécificité de 80 % pour les différencier des témoins.
Conclusion |
L’intrusion anormale de REM dans le sommeil non-REM distingue les participants atteints de synucléinopathies des témoins. Cette technique automatisée pourrait être utilisée pour identifier les patients atteints de troubles neurodégénératifs à partir du grand nombre de polysomnographies réalisées à d’autres fins chez les personnes âgées.
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Vol 23 - N° 1
P. 33 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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