Effets des modalités du déficit énergétique sur les sensations de faim et sur le sommeil chez le jeune adulte - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Examiner l’effet aigu d’un déficit énergétique isocalorique de 500 kcal, induit par une restriction alimentaire, un exercice physique ou une combinaison des deux, sur la qualité du sommeil chez le jeune adulte en bonne santé.
Méthodes |
Cette étude randomisée en cross-over a inclus 24 jeunes hommes en bonne santé. Le métabolisme de repos et la consommation pic en oxygène ont été évalués par calorimétrie indirecte. Chaque participant a réalisé une session Baseline (BSL), suivie de trois sessions de déficit énergétique de 500 kcal : restriction alimentaire (DED), exercice (EED) ou combinée (MED, −250 kcal alimentaire et −250 kcal exercice), séparées par une semaine de wash-out. Chaque session incluait la mesure répétée des sensations d’appétit, un questionnaire d’humeur de 20 items (BRUMS) et une évaluation du sommeil par polysomnographie ambulatoire.
Résultats |
Le déficit énergétique a été isocalorique entre les trois sessions expérimentales (p > 0,05). L’efficience du sommeil était significativement réduite entre DED (80,53 ± 5,31) et EED (87,36 ± 4,75 [ p < 0,001]), avec un effet intermédiaire non-robuste entre MED (84,69 ± 7,96) et EED ( p = 0,07) et aucune différence entre MED et DED ( p = 0,39). Les réveils nocturnes étaient significativement plus élevés en DED (76,63 ± 23,67) qu’en EED (46,86 ± 22,14 ; [ p < 0,001]), sans différence significatif entre MED (61,47 ± 34,48) et les autres modalités ([MED vs DED ; p = 0,21] ; [MED vs EED ; p = 0,45]). Aucune différence d’humeur au coucher n’a été observée (BRUMS). Une influence de la modalité de déficit sur les sensations d’appétit a été retrouvée sur la faim [ p < 0,05], de satiété [ p < 0,01], de consommation alimentaire prospective [CAP ; p < 0,001]. La sensation de satiété est moins importante [ p < 0,01] tandis que la sensation de faim est plus importante [ p < 0,01] en modalité DED comparé à BSL [ p < 0,001].
Conclusion |
Un déficit énergétique de 500 kcal par restriction alimentaire dégrade la qualité du sommeil, en réduisant l’efficience et en augmentant les réveils nocturnes, tandis que l’exercice seul tend à préserver ces paramètres. Cette altération ne semble pas s’expliquer par une modification de l’humeur, mais pourrait être associée aux modifications des sensations d’appétit. Des études futures devront approfondir les mécanismes reliant la régulation des signaux de faim et de satiété aux processus régulation du sommeil en condition de déficit énergétique.
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Vol 23 - N° 1
P. 38 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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