Impact du travail de nuit sur les troubles du rythme circadien : focus sur les syndromes d’avance et de retard de phase - 06/03/26
, Meriam Messelmani 2, Chiraz Aichaouia 1, Zied Moatemri 1, Jamel Zaouali 2Résumé |
Objectif |
Évaluer l’association entre le travail de nuit et la présence d’un SAP ou d’un SRP.
Méthodes |
Une étude transversale a été menée en juillet et août 2025 à l’hôpital militaire de Tunis, incluant 106 soignants paramédicaux (57 travailleurs de nuit et 49 de soir) depuis au moins 6 mois d’affilé. Le SAP a été défini par un coucher entre 3 et 4 h pour un lever entre 11 et 12 h, et le SRP par un coucher entre 18 et 21 h pour un lever entre 2 et 5 h, en vacances ou en absence d’impératifs.
Résultats |
L’âge moyen des participants était de 33,5 ± 8,9 ans, avec un sex-ratio à 1,2. Dans notre cohorte, 6,6 % des participants avaient un SAP, et 10,4 % un SRP. Les travailleurs de nuit présentaient une prévalence plus élevée de SAP (10,2 vs 3,5 % des travailleurs du jour ; p = 0,245). Les travailleurs de nuit présentaient une prévalence plus élevée de SRP (14,3 vs 7 % des travailleurs du jour ; p = 0,221).
Conclusion |
Le travail de nuit apparaît comme un facteur associé à la désynchronisation circadienne liée aux contraintes professionnelles. Ces résultats soulignent l’importance du dépistage et de la prise en charge adaptée des troubles du rythme veille-sommeil chez les travailleurs de nuit.
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Vol 23 - N° 1
P. 41-42 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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