Cauchemars et facteurs associés dans une population présentant une plainte de sommeil - 06/03/26

Résumé |
Objectif |
Mettre en évidence les facteurs associés aux cauchemars dans une population ayant une plainte de sommeil.
Méthodes |
Étude observationnelle en vie réelle à partir de l’autoévaluation multidimensionnelle du sommeil en ligne entre mars 2024 à juin 2025.
Résultats |
Au total, 29 039 adultes ont rempli le questionnaire en ligne, dont 32 % présentaient une plainte de cauchemars > 1x/semaine. Les patients souffrant de cauchemars sont significativement plus jeunes (38,4 vs 43,2 ans, p < 0,0001) plus souvent des femmes (35 vs 24 %, p < 0,0001), plus somnolents (ESS 11 vs 9,6, p < 0,0001), avec une insomnie plus sévère (ISI 17,3 vs 15,5 p < 0,0001). Des symptômes dépressifs plus importants (HADD 8 vs 6,7, p < 0,0001), de même que anxieux (HADA 11,2 vs 8,9, p < 0,0001). L’hyperéveil est plus accentué : le PSAS montre des scores somatiques (17,1 vs 14,1, p < 0,0001) et cognitifs (27,7 vs 23,5, p < 0,0001) plus élevés. Une insuffisance de sommeil (34 vs 31 %, p = 0,002) et un jetlag social (37 vs 31 %, p < 0,0001) sont associés. Dans l’analyse multivariée : âge, ESS, ISI, HADA, hyperéveil et pathologies du sommeil (SAS, SJSR) sont significativement associés aux cauchemars et le sexe masculin apparaît comme un facteur protecteur (OR 0,71, p < 0,0001).
Conclusion |
Les cauchemars sont fréquents chez les patients avec une plainte de sommeil. Ils sont étroitement associés à l’anxiété, à l’hyperéveil et à la sévérité de l’insomnie, ainsi qu’à d’autres pathologies du sommeil, alors que le sexe masculin joue un rôle protecteur. Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer l’évaluation des cauchemars dans la pratique clinique afin d’améliorer la détection et la prise en charge des troubles du sommeil et de l’humeur.
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Vol 23 - N° 1
P. 42 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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