Intégration de la thérapie cognitivo-comportementale numérique pour l’insomnie dans un cadre de crénothérapie : résultats d’un essai contrôlé randomisé - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Le trouble de l’insomnie est fréquent et invalidant. La thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie (TCC-I) est le traitement de première intention mais son accès reste limité. La TCC-I numérique (TCC-I-n) est une alternative flexible et adaptable mais les résultats sont variables. Si plusieurs études font état de résultats comparables à ceux de la TCC-I en face à face, d’autres soulignent une variabilité importante dans l’efficacité du traitement en fonction des caractéristiques des patients, des modalités d’intervention (TCC-I-n automatisée ou guidée) et des facteurs contextuels (TCC-I-n sur Internet ou intégrée dans un groupe). L’objectif de cette étude est d’examiner si l’intégration de la TCC-I-n dans un contexte de crénothérapie (cure thermale) peut améliorer l’efficacité et l’adhésion.
Méthodes |
Afin d’évaluer la valeur ajoutée de l’intégration de la TCC-I-n dans un cadre de soins de crénothérapie, nous avons mené un essai contrôlé randomisé multicentrique comparant la TCC-I-n administrée seule ou intégrée à la crénothérapie (3 semaines) chez des patients souffrant d’insomnie chronique ( n = 66 adultes). Critère principal : indice de sévérité de l’insomnie (ISI). Critères secondaires : paramètres subjectifs de sommeil, fonctionnement diurne, anxiété, dépression, satisfaction.
Résultats |
Améliorations significatives dans les deux groupes : sévérité de l’insomnie, efficacité du sommeil, latence d’endormissement, inertie du sommeil, anxiété et dépression. Pas de bénéfice global supplémentaire de la crénothérapie. Mais bénéfices plus marqués chez les < 60 ans et les participants présentant une anxiété initiale. Satisfaction et adhésion élevées dans les deux groupes.
Conclusion |
La TCC-I-n est efficace pour l’insomnie chronique. Son intégration dans un cadre de crénothérapie est faisable et pourrait bénéficier à certains sous-groupes (patients plus jeunes, anxieux). Ces résultats soutiennent le développement de modèles de soins intégrés pour élargir et personnaliser l’accès aux traitements.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 43 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

