Intérêt de la plainte de demi-sommeil sur l’agenda du sommeil - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
La plainte de « mauvaise nuit » ou de sommeil perçu comme de « demi-sommeil » est fréquemment rapportée par les patients insomniaques et figure régulièrement dans les agendas de sommeil en France. Cette étude exploratoire, menée auprès d’une population clinique, visait à quantifier et à caractériser cette plainte spécifique et à s’interroger sur le calcul du temps de sommeil total.
Méthodes |
Vingt-cinq patients suivis pour insomnie ont complété un agenda de sommeil pendant 15 jours, distinguant deux types de sommeil : le sommeil de bonne qualité et sommeil de mauvaise qualité ou « demi-sommeil ». Un calcul de temps du sommeil pondéré avec un seuil de 85 % de sommeil de bonne qualité a identifié un groupe bonne qualité ( > 85 % BQ) et un groupe moindre qualité (≤ 85 % MQ). Les mesures cliniques incluaient l’ISI, le STAI, le BDI, le PSAS, le FFS et le CAS-16. L’impact de comorbidités (apnée, douleur chronique, perfectionnisme, troubles émotionnels) a également été exploré.
Résultats |
Vingt-cinq patients dont 60 % femmes d’âge moyen 43,7 ± 10,7. Le Temps sommeil estimé moyen est de 443,3 minutes. Quarante-quatre pour cent des patients sont des MQ. Il n’y a pas de différence significative pour le temps passé au lit (BQ 535,1 ± 55,57 vs MQ 544,7 ×/– 52,01) ou pour le TST estimé (BQ 460,0 ± 65,0 vs 421,9 ± 110,4). Aucune différence significative n’a été observée concernant l’anxiété, la dépression ou les sous-échelles somatique et cognitive du PSAS. Les comorbidités sont plus fréquentes (64 vs 36 %, p < 0,02) avec une tendance à une insomnie plus sévère (ISI 22,6 ± 3,7 vs 19,7 ± 4,1, p = 0,07) Le temps de sommeil total pondéré moyen est de 404,8. Le TSTp est moins important pour les MQ (356,4 vs 442,9, p < 0,05). L’efficience moyenne passe de 82,5 % en prenant le TST à 75,6 % en prenant le TSTp.
Conclusion |
Le sommeil MQ est un marqueur clinique pertinent évalué par le temps du sommeil pondéré. Le sommeil MQ a un impact potentiel sur les techniques thérapeutiques basés sur la calcule d’efficience du sommeil.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 43 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

