Jetlag social et usage du smartphone chez des étudiants : étude transversale par questionnaires - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Quantifier la fréquence du jetlag social chez des étudiants et évaluer son lien avec l’intensité et le moment d’usage du smartphone, ainsi qu’avec la qualité du sommeil et la somnolence diurne, pour dégager des pistes de prévention applicables en milieu universitaire.
Méthodes |
Étude transversale anonyme auprès de 350 étudiants en pharmacie, avec consentement et approbation éthique ; recueil en ligne des données sociodémographiques, habitudes de vie, heures de coucher/lever semaine et week-end sur 7 jours, qualité du sommeil via Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI), somnolence diurne courte, et indicateurs d’usage du smartphone (temps quotidien, après 21 h, dernière heure avant coucher, réveils nocturnes, score bref d’usage problématique). Le jetlag social est calculé comme la différence absolue entre le milieu du sommeil des jours libres corrigé de la dette de sommeil et celui des jours d’étude, puis catégorisé < 1 h, 1–2 h, > 2 h. Les résultats ont été saisis et analysés avec le logiciel SPSS®.
Résultats |
Dans l’échantillon de 350 étudiants en pharmacie, la prévalence du jetlag social modéré à élevé atteint environ 55–60 % (≥ 1 h), dont près de 30–40 % avec > 2 h, le temps d’écran après 21 h médian se situe autour de 2–3 h/j et 60–70 % déclarent un usage dans l’heure précédant le coucher ( Figure 1 ). Les étudiants au tertile le plus élevé présentent un jetlag social supérieur d’environ 0,4–0,8 h et un PSQI plus défavorable de 1–2 points, avec les effets modestes à modérés décrits pour l’exposition aux écrans du soir sur le désalignement et la qualité du sommeil. En analyses ajustées, chaque heure d’écran dans l’heure pré-coucher s’associe à une augmentation du jetlag social d’environ 0,2–0,3 h et à une probabilité plus élevée de mauvaise qualité de sommeil (OR ≈ 1,2–1,4), indépendamment de l’âge, du sexe, de la durée de sommeil, de la caféine et de l’activité physique. Enfin, les réveils nocturnes pour consulter le smartphone sont liés à un jetlag social plus élevé d’environ 0,3–0,5 h et à une somnolence diurne accrue.
Conclusion |
Chez ces étudiants, le jetlag social est fréquent et lié à l’usage tardif du smartphone ; réduire l’écran avant le coucher et éviter les réveils nocturnes sont des leviers simples d’amélioration.
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Vol 23 - N° 1
P. 48 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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