L’influence des différentes couleurs de lumière sur la vitesse de traitement de l’information et la mémoire de travail en fonction du moment circadien - 06/03/26
, Raphaëlle Glacet 1, 2, Henri Comtet 1, 2, Virginie Roy De Belleplaine 2, Fanny Morris 2, Lucie Cuzzupi 2, Ulker Kilic-Huck 1, 2, Laurence Hugueny 1, 2, Lucas Lecourtier 1, 2, Patrice Bourgin 1, 2Résumé |
Objectif |
La lumière influence plusieurs paramètres physiologiques et comportementaux tels que le sommeil ou la cognition via une régulation des processus circadien et homéostasique ainsi que par des effets photiques directs. L’exposition croissante à la lumière artificielle, issue de l’éclairage environnemental et des écrans, perturbe le sommeil, les rythmes circadiens et l’humeur, avec des conséquences notables sur la cognition. Notre objectif était d’étudier les effets de différentes couleurs de lumière sur la vitesse de traitement de l’information et la mémoire de travail en fonction du moment circadien.
Méthodes |
Des volontaires sains ont réalisé des tâches cognitives, évaluant entre autres la vitesse de traitement de l’information (DSST) et la mémoire de travail (N(1,2,3)-Back), de façon répétée au cours d’un protocole chronobiologique de 40 heures. Ce protocole comprenant des siestes répétées (pression homéostasique basse) a été effectué sous 5 conditions lumineuses différentes : lumière blanche enrichie en bleu, en rouge, en vert, lumière blanche polychromatique et lumière tamisée contrôle.
Résultats |
En condition contrôle (lumière tamisée), la vitesse de traitement de l’information est influencée par le moment circadien ( p < 0,05), chutant pendant la nuit subjective, suivie d’une amélioration le matin avec des performances meilleures le soir durant la zone circadienne de maintien d’éveil. De manière remarquable, les différentes couleurs de lumière entraînent une compensation de la chute circadienne de la vitesse de traitement de l’information durant la nuit subjective. En lumière tamisée, les performances de mémoire de travail ne sont pas significativement modulées par le moment circadien. De manière globale, les performances sont meilleures dans toutes les autres conditions de lumière ( p < 0,05), ce qui suggère un effet positif d’une exposition à la lumière sur la mémoire de travail, peu importe le spectre de la lumière.
Conclusion |
La vitesse de traitement de l’information est fortement influencée par le processus circadien, contrairement à la mémoire de travail. L’exposition à une lumière active, peu importe le spectre de couleur, permet de compenser la chute circadienne du traitement cognitif global durant la nuit subjective et entraîne une amélioration globale de la mémoire de travail.
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Vol 23 - N° 1
P. 53 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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