Étude de la sévérité de l’insomnie et des troubles anxiodépressifs en milieu de travail - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Estimer la prévalence de l’insomnie et des troubles anxiodépressifs dans un échantillon de travailleurs et rechercher les facteurs de risques éventuellement associés.
Méthodes |
Étude transversale descriptive avec utilisation de l’index de sévérité de l’insomnie (ISI) et du Patient Health Questionnaire-4 (PHQ-4) comportant deux sous-échelles (anxiété et dépression). Un score ISI ≥ 8 indique une insomnie. Un score PHQ-4 ≥ 3 indique une détresse pathologique.
Résultats |
Parmi les 104 travailleurs ayant répondu aux deux questionnaires, on note une prédominance masculine (sex-ratio H/F : 7,0), 61,5 % sont mariés, 28,8 % fument, 46,2 % possèdent un niveau secondaire ou universitaire. L’âge moyen est de 40,2 ± 12,6 ans et l’IMC moyen est de 24,9 ± 4,3 kg/m 2 . Au total, 12,5 % des participants ont un ISI positif, 40,4 % un PHQ-4 positif, 21,2 % un score positif à la sous-échelle d’anxiété et 12,5 % un score positif à la sous-échelle de dépression. L’insomnie est plus fréquente chez les femmes (18,2 %) que les hommes (11,8 %), chez les sujets ≤ 40 ans (15,6 %) que chez les autres (10,2 %), chez les célibataires (17,5 %) que les mariés (9,4 %), chez les fumeurs (16,7 %) que les non-fumeurs (10,8 %) et chez les non-buveurs de café (20,0 %) que chez les autres (10,1 %). Un PHQ-4 positif est plus fréquemment observé chez les hommes (41,9 %) que les femmes (27,3 %), chez les sujets ≤ 40 ans (46,7 %) que les autres (35,6 %), chez les mariés (43,8 %) que les célibataires (35,0 %), chez les fumeurs (53,3 %) que les non-fumeurs (35,1 %), chez les buveurs de café (45,6 %) que les autres (24,0 %), chez les sujets en excès pondéral (47,7 %) que les autres (35,0 %), Un score positif aux sous-échelles anxiété et dépression est plus fréquemment retrouvé chez les hommes, les personnes mariées, avec un niveau d’instruction bas, les fumeurs, les buveurs de café et les sujets en excès pondéral.
Conclusion |
Notre étude révèle une plus forte prévalence des troubles anxiodépressifs comparativement à l’insomnie. La fréquence de ces troubles est plus élevée chez certaines catégories de personnes (femmes, tabagiques, mariées, jeunes, buveuses de café et en excès pondéral), mais une différence statistiquement significative n’a été retrouvée qu’avec le café, le tabac et les horaires de travail, probablement à cause de la faiblesse de notre échantillon d’étude.
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Vol 23 - N° 1
P. 56 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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