Influence de la somnolence sur les troubles cognitifs des personnes âgées - 06/03/26
, Isabelle Saulnier, Cécile Laubarie-Mouret, Rihabe Hammoud, Achille TchallaRésumé |
Objectif |
Préciser (profondeur, type, évaluabilité par un test global rapide) les troubles cognitifs fonctionnels induits par la somnolence chez des personnes âgées ayant des troubles cognitifs.
Méthodes |
Groupe de cas, issus d’une cohorte de patients de plus de 70 ans suivis pendant au moins un an en centre mémoire, qui présentent hors hospitalisation une chute réversible de leur performance cognitive, attribuée au facteur présent seulement le jour où elle est observée. Le test utilisé est le Mini-Mental State Examination (MMS) dans sa version française, qui étudie, sur 30 points, l’orientation, le calcul, l’apprentissage et le rappel de mots, le langage et la visuo-construction.
Résultats |
La perturbation cognitive a été attribuée à la somnolence dans 3 cas sur 7. Chez une patiente de 82 ans, insuffisante cardiaque à fraction d’éjection altérée traitée par 5 molécules, ayant un MMS à 21 précédemment et chez laquelle la perte de 3 points affectait les orientations temporelle et spatiale, la somnolence était due à une dette de sommeil par lever précoce pour une consultation à 9 heures (avec plus de 2 heures de route) alors que les autres consultations avaient lieu l’après-midi. Chez une patiente de 78 ans, la somnolence était due à un SAS ; elle avait diminué et le MMS était passé de 23 à 25 à la consultation suivante, sous PPC. Chez une patiente de 72 ans traitée notamment par escitalopram et mirtazapine, ayant un MMS à 24 précédemment et chez laquelle la perte de 3 points affectait le calcul et le rappel, la cause de la somnolence est restée incertaine : elle ne semblait notamment ni thérapeutique (le traitement était théoriquement inchangé) ni pondérale (le poids était de 15 kg de plus et le MMS de 4 points de plus à la consultation suivante).
Conclusion |
Chez les patients âgés atteints de troubles neurocognitifs, une somnolence peut en aggraver le tableau de façon réversible, importante, diverse, évaluable par le MMS. Il convient de prévenir la somnolence, notamment en respectant les habitudes de vie, en traitant un SAS et en évitant certains médicaments, et aussi de la prendre en compte sur le plan diagnostique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 56-57 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
