Travail en horaires alternés et troubles de la vigilance - 06/03/26
, Hiba Ziedi, Nouha Ben Arbia, Najla MecherguiRésumé |
Objectif |
Évaluer la vigilance des travailleurs ayant un poste de nuit fixe par rapport à ceux ayant un travail alterné (travail de nuit non inclus).
Méthodes |
Une étude transversale comparative a été réalisée auprès de salariés d’une entreprise de fabrication de pièces automobiles. Deux groupes de salariés ont été définis : un premier groupe ayant un travail alterné type 2 × 8 (travail de nuit non inclus) et un deuxième ayant un travail de nuit fixe. Les troubles de la vigilance ont été évalués en utilisant l’échelle de somnolence d’Epworth.
Résultats |
Au total, 391 salariés ont répondu au questionnaire. Selon le type d’horaires, 320 salariés travaillaient à horaires atypiques type 2 × 8 et 71 travaillaient en horaire de nuit permanent. Le score moyen d’Epworth était de 12,8 ± 3,7 sans différence significative entre les deux groupes de salariés : 13,1 ± 3,6 dans le groupe 2 × 8 vs 12,1 ± 4,2 dans le groupe de nuit. La fréquence de l’absence de dette de sommeil était significativement plus élevée chez les travailleurs de nuit (19,7 %) et la fréquence de signes de somnolence diurne excessive était significativement plus élevée chez les travailleurs de type 2 × 8 (37,2 %). Nous n’avons pas mis en évidence d’association entre la vigilance et les facteurs suivants : le sexe, l’âge, les antécédents, l’état civil, l’ancienneté professionnelle.
Conclusion |
Cette étude a montré que le travail en horaires alternés est générateur de troubles de la vigilance.
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Vol 23 - N° 1
P. 58 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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