Qualité du sommeil chez les étudiants Marocains : étude transversale dans un Institut de formation des professions infirmières et techniques de santé - 06/03/26
, Sara Azzouzi 3, Naima Zeghari 3Résumé |
Objectif |
Cette étude vise à évaluer la qualité du sommeil, ses facteurs associés et conséquences sur la santé et la performance académique des étudiants de l’ISPITS de Rabat.
Méthodes |
C’est une étude observationnelle transversale réalisée en 2025 auprès de 112 étudiants en techniques de santé. L’échantillonnage a été aléatoire stratifié en fonction des spécialités. Les données ont été recueillies via un questionnaire auto-administré, intégrant des informations sociodémographiques, des antécédents, des habitudes et plaintes de sommeil, des conséquences ainsi que cinq échelles validées : PSQI (qualité du sommeil), GAD-7 (anxiété), PHQ-9 (dépression), PSS (stress perçu) et FSS (fatigue). Les variables quantitatives ont été exprimées en moyenne ± écart-type. Celles qualitatives en effectif et pourcentage. Les tests Student, ANOVA ou la régression linéaire ont été utilisés pour comparer les moyennes ou évaluer les facteurs prédictifs d’une mauvaise qualité du sommeil. Seuil de significativité retenu (0,05).
Résultats |
Le score moyen PSQI était de 6,77 ± 2,82 [extrêmes : 1 ; 14]. La prévalence d’une mauvaise qualité du sommeil était de 29 %. Un tiers des étudiants rapportaient une latence d’endormissement supérieur à 30 min. Les composantes les plus altérées du PSQI étaient la qualité subjective du sommeil (1,40) et la latence du sommeil (1,35). Concernant les troubles de sommeil, 45 à 40 % des étudiants déclaraient souffrir de réveils nocturnes ou précoces et difficultés d’endormissement, survenant 1–4 fois par semaine. L’analyse multivariée a montré que la dépression, selon sa sévérité, est un facteur significatif de mauvaise qualité du sommeil : Légère (β = 0,348, p = 0,004), modérée (β = 0,290, p = 0,018), modérée-sévère (β = 0,265, p = 0,042) et grave (β = 0,295, p = 0,004). Une mauvaise hygiène de sommeil était aussi prédictive (β = –0,170, p = 0,05). Des associations significatives ont été observées entre la mauvaise qualité du sommeil et la baisse de concentration ( p = 0,021), nervosité ( p = 0,03) et irritabilité des étudiants ( p = 0,025).
Conclusion |
La dépression et l’hygiène du sommeil apparaissent comme facteurs prédictifs de la qualité subjective. Ces résultats appellent à des actions ciblées de dépistage en milieu de formation pour prévenir ses conséquences sur la santé et la performance académique.
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Vol 23 - N° 1
P. 58 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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