Horaires et durée du sommeil chez 20 549 abonnés du réseau autoroutier français : résultats d’une enquête en ligne - 06/03/26
, Julien Coelho 1, 2, Patricia Sagaspe 1, 2, Zoé Mazurie 1, Moreau Bernadette 3, Emmanuel D’Incau 1, 2, Jean-Arthur Micoulaud-Franchi 1, 2, Pierre Philip 1, 2Résumé |
Objectif |
Évaluer les horaires, la durée de sommeil, et le jetlag social (JLS) chez les abonnés du réseau autoroutier français, ayant des rythmes de vie classiques.
Méthodes |
Une enquête en ligne a été menée auprès des abonnés du réseau autoroutier entre avril et novembre 2024. Au total, 33 907 conducteurs ont répondu. L’enquête incluait le Munich Chronotype Questionnaire (MCTQ), permettant d’évaluer les horaires et la durée de sommeil selon les jours de travail et de repos ou samedi et dimanche pour ceux n’ayant pas d’activité professionnelle (non actifs), et le JLS. Les comparaisons ont été réalisées par tests t pour échantillons indépendants ou appariés.
Résultats |
Au total, 20 549 MCTQ exploitables (61 %) ont été analysés. L’âge moyen était de 56 ± 14 ans, avec 62 % d’hommes et 55 % de participants en activité professionnelle (actifs). Les jours de repos, les participants se couchent et se réveillent plus tard que les jours de travail (23:13 vs 22:49 ; 7:45 vs 6:49 ; p < 0,000). Les actifs, comparés aux non actifs, se couchent (+11 min ; p < 0,000) et se lèvent (+35 min ; p < 0,000) plus tard les jours de repos, mais se couchent (–14 min ; p < 0,000) et se lèvent (–41 min ; p < 0,000) plus tôt les jours de travail. Le temps total de sommeil (TTS) était supérieur les jours de repos (474 ± 78 vs 438 ± 72 min ; p < 0,000). Les actifs, comparés aux non-actifs, dorment moins les jours de travail (–26 min ; p < 0,000) sans compensation les jours de repos (TTS identique à celui des non actifs). 10,3 % des participants démontrent un TTS < 6 h les jours de travail contre 5,7 % les jours de repos. Chez les actifs, 12,3 % présentaient un TTS < 6 h les jours de travail contre 4,5 % les jours de repos ; chez les non actifs, 7,2 et 7,9 % respectivement. Un JLS ≥ 2 h concerne 10,6 % des actifs et 1,3 % des non actifs, sans lien avec l’âge.
Conclusion |
Cette étude, menée à large échelle, montre que si la majorité des abonnés présente des rythmes de sommeil bien adaptés, une faible proportion, surtout chez les actifs, souffre de déficit de sommeil et/ou de jetlag social.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 63 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
