Sommeil et infertilité idiopathique : étude cas-témoins sur 360 participants - 06/03/26
, Gabriela Caetano 1, Charlotte Dupont 2, Rachel Levy 2, Damien Leger 1, Nathalie Sermondade 2Résumé |
Objectif |
Existe-t-il une association entre les paramètres subjectifs du sommeil et l’infertilité idiopathique ?
Méthodes |
Une étude observationnelle cas-témoins multicentrique non appariée (ALImentation et FERtilité [ALIFERT], identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01093378 ) a été menée entre septembre 2009 et décembre 2013. L’étude a inclus 94 hommes infertiles et 85 hommes fertiles, ainsi que 95 femmes infertiles et 86 femmes fertiles, âgés de 32,6 ± 4,4 ans (moyenne ± écart-type). Les sujets et les témoins ont répondu au questionnaire du sommeil (HD-43, PSQI), et ont renseigné des agendas de sommeil. Les analyses statistiques ont concerné aussi bien les sujets et témoins pris individuellement, que les couples.
Résultats |
L’heure du coucher était significativement plus tardive chez les hommes infertiles par rapport aux hommes fertiles ( p = 0,03). Les femmes infertiles avaient une heure de réveil significativement plus tardive, une latence d’endormissement plus longue et des symptômes d’apnée du sommeil plus fréquents que les femmes fertiles ( p < 0,02). Les différences d’heure de réveil entre partenaires étaient significativement plus importantes parmi les couples infertiles ( p < 0,01). Les participants fertiles des deux sexes étaient plus fréquemment de chronotype matinal modéré par rapport aux participants infertiles ( p ≤ 0,04). Les couples infertiles présentaient plus souvent des chronotypes différents que les couples fertiles ( p = 0,02). La qualité du sommeil mesurée par les composantes du PSQI était moins bonne chez les participants infertiles par rapport aux fertiles ( p < 0,02).
Conclusion |
Cette étude suggère qu’une mauvaise qualité de sommeil ainsi que des chronotypes extrêmes ou discordants pourraient être associés aux infertilités masculine et féminine. D’autres études, incluant des mesures objectives du sommeil telles que l’actimétrie ou la polysomnographie, pourraient permettre de mieux préciser cette relation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 23 - N° 1
P. 64 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
