Vers une approche dimensionnelle de l’hypersomnolence : validation psychométrique de l’Hypersomnia Severity Index (HSI) en population générale - 06/03/26
, Julien Coelho 1, Marc Rey 2, Marie Françoise Vecchierini 3, Claude Gronfier 4, Sarah Hartley 5, Pierre-Alexis Geoffroy 6, Clélia Quiles 7, Laure Peter-Derex 8, Isabelle Lambert 9, Pierre Philip 1, Isabelle Poirot 10, Régis Lopez 11, Katherine A. Kaplan 12, Jean-Arthur Micoulaud-Franchi 1Résumé |
Objectif |
Traduction française et validation psychométrique de l’HSI en population générale. Identification des facteurs prédictifs des différentes dimensions de l’hypersomnolence avec proposition d’une visualisation originale des scores pour identifier des profils symptomatiques.
Méthodes |
Étude transversale prospective menée auprès d’un échantillon représentatif de 1000 adultes français (18–65 ans, 50 % de femmes). La traduction de l’HSI a suivi un protocole de rétro-traduction validé par l’auteure originale. Les participants ont complété l’HSI (9 items, score 0–36), l’échelle d’Epworth pour la somnolence, la Bordeaux Sleepiness Scale pour le risque accidentel, la Patient Health-Questionnaire-4 pour l’anxiété et la dépression. La validité interne a été testée par l’alpha de Cronbach et les corrélations des items avec le score global (IRC). La structure a été étudiée par analyse confirmatoire (CFA) puis exploratoire (EFA) en cas de résultats non satisfaisants. La validité externe a été évaluée par validité convergente et discriminante et des courbes ROC ont été générées afin d’évaluer la capacité de la HSI (seuil proposé ≥ 11) à prédire la somnolence diurne excessive (ESS ≥ 11) et le risque accidentel (BOSS ≥ 3). Enfin une visualisation originale des profils d’hypersomnolence a été développée via un graphique polaire.
Résultats |
L’HSI présentait une bonne cohérence interne (α = 0,82 ; IRC 0,30–0,70) ( Figure 1 ). Trois items (1, 3, 9) montraient un effet plancher ( > 50 % de réponse). La CFA n’a pas confirmé le modèle à deux facteurs. L’EFA a identifié trois dimensions : F1a (items 1, 3, 9, symptômes rares), F1b (items 2, 4, symptômes communs) et F2 (items 5, 6, 7, 8, retentissement). La validité externe était satisfaisante (corrélations faibles à modérées avec la somnolence et le risque accidentel) et les analyses ROC confirmaient un seuil ≥ 11. Les principaux facteurs prédictifs retrouvés étaient cohérents avec la littérature tout en faisant émerger des divergences entre les sous-groupes. Les visualisations graphiques générées ont ainsi mis en évidence des profils d’hypersomnolence distincts.
Conclusion |
Cette étude valide pour la première fois la version française de l’HSI en population générale qui apparaît comme un outil robuste et cliniquement pertinent pour évaluer de manière dimensionnelle l’hypersomnolence et adapté pour une utilisation en pratique clinique comme en recherche.
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Vol 23 - N° 1
P. 68 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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