Sommeil, somnolence et santé mentale – enquête INSV/Fondation VINCI Autoroutes pour la Journée du sommeil 2025 - 06/03/26
, Didier Cugy, Alexandre Dakar, Lina Ying, Marie Françoise Vecchierini, Claude Gronfier, Marc ReyRésumé |
Objectif |
Dans le cadre de la Journée du Sommeil 2025, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), avec le soutien de la Fondation VINCI Autoroutes et en partenariat avec OpinionWay, a mené une enquête visant à explorer les liens entre sommeil, somnolence diurne et santé mentale au sein de la population française.
Méthodes |
Un échantillon de 1000 personnes âgées de 18 à 65 ans, représentatif de la population française selon la méthode des quotas (âge, sexe, région et catégorie socioprofessionnelle), a été interrogé en ligne du 6 au 16 décembre 2024. Le questionnaire combinait des questions sur les habitudes de sommeil avec des échelles validées : échelle de somnolence d’Epworth, index de sévérité de l’hypersomnie et PHQ-4 pour le dépistage de l’anxiété et de la dépression.
Résultats |
La durée moyenne de sommeil est de 7 h 04 en semaine et 7 h 38 le week-end, en légère progression par rapport à l’année précédente, mais toujours inférieure aux 8 h 14 d’avant pandémie. Un quart des répondants dorment moins de 6 heures en semaine. Les siestes sont fréquentes mais longues (1 h 04 en moyenne). Vingt-six pour cent signalent une somnolence diurne excessive, et 43 % un trouble du sommeil. Cinq pour cent (jusqu’à 11 % chez les 25–34 ans) consomment des stimulants (caféine, nicotine ou médicaments). La somnolence est davantage rapportée chez les sujets anxieux (37 %) et dépressifs (40 %). Les 18–25 ans apparaissent comme une population particulièrement vulnérable : 36 % souffrent de somnolence, 14 % présentent des cauchemars quotidiens, 48 % se définissent comme couche-tard, et 36 % présentent des signes d’anxiété, 28 % de dépression.
Conclusion |
Cette enquête souligne une restriction persistante du temps de sommeil, un niveau préoccupant de somnolence et une méconnaissance du lien entre sommeil et santé mentale. Les 18–25 ans apparaissent particulièrement à risque. Ces données renforcent l’importance des actions de prévention portées par l’INSV et s’inscrivent dans les priorités de la feuille de route interministérielle pour la santé mentale publiée en 2025.
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Vol 23 - N° 1
P. 69 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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