Prévention des troubles du sommeil et soutien aux routines quotidiennes : l’expérience du programme JeDorsBien - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
L’objectif de cette recherche était de développer et tester un programme occupationnel de prévention des troubles du sommeil, fondé sur l’hygiène du sommeil et les routines quotidiennes. Plus spécifiquement : 1. Évaluer la faisabilité et l’acceptabilité du programme dans le contexte suisse. 2. Explorer son efficacité sur le bien-être subjectif et l’organisation des activités quotidiennes. 3. Analyser le rôle du groupe comme levier de soutien et de déstigmatisation autour du sommeil.
Méthodes |
Un devis pilote mixte a été mis en œuvre : • Participants : adultes (> 18 ans) rapportant des troubles du sommeil, avec ou sans diagnostic psychiatrique. • Intervention : 10 séances de groupe (2 h chacune) + 3 entretiens individuels, guidés par un classeur structuré (agenda du sommeil, rituels du soir, activités ressources, plan de prévention des rechutes). • Évaluations quantitatives : Outcome Rating Scale (ORS) et Session Rating Scale (SRS). • Évaluations qualitatives : focus groups et notes d’observation. • Approche théorique : Occupational Therapy, Rhythm Therapy (Frank et al., 2007), Lifestyle Redesign (Jackson et al., 1998).
Résultats |
• Acceptabilité : forte participation, taux de présence élevé, satisfaction des participants. • Efficacité : amélioration significative du bien-être subjectif (+6 à +11 points ORS en moyenne, selon les sous-groupes). • Qualitatif : mise en place de rituels de coucher, meilleure régularité entre semaine et week-end, réduction du stress lié au sommeil. • Rôle du groupe : sentiment de soutien, partage de stratégies concrètes, sortie de l’isolement face aux troubles du sommeil.
Conclusion |
Le programme JeDorsBien montre que des interventions occupationnelles centrées sur les routines quotidiennes sont faisables, acceptables et bénéfiques pour la prévention des troubles du sommeil. En intégrant la dimension collective et l’apprentissage entre pairs, il contribue à dédramatiser les difficultés liées au sommeil et à promouvoir une écologie du repos sur 24 h. Ces résultats soutiennent le développement d’interventions préventives à plus grande échelle, notamment auprès des jeunes, dans une perspective de santé publique.
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Vol 23 - N° 1
P. 73 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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