Impact de l’indice de masse corporelle sur les variables polysomnographiques chez des patients suivis en milieu cardiologique au Centre du sommeil SAKINA, Dakar - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
L’obésité augmente le risque de développer un syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS), associé à des désaturations fréquentes et à une réduction du temps total de sommeil. Il est également démontré que les patients obèses présentent généralement des indices de ronflement plus élevés. L’objectif de cette étude était d’évaluer la corrélation entre l’indice de masse corporelle (IMC) et les variables polysomnographiques (PSG) chez des patients suivis en milieu cardiologique au Centre du sommeil SAKINA de Dakar.
Méthodes |
Nous avons mené une étude rétrospective entre juin 2021 et novembre 2022, portant sur les dossiers médicaux de 62 patients ayant bénéficié d’une vidéo-polysomnographie (VPSG). Les données démographiques (âge, sexe), cliniques (IMC, ronflement, fatigue matinale, somnolence diurne) et polysomnographiques (index d’apnées-hypopnées [IAH], index de désaturation en oxygène [IDO], latence d’endormissement, temps total de sommeil et index d’éveils) ont été collectées et analysées à l’aide du logiciel Excel.
Résultats |
L’âge moyen des participants était de 47,82 ans, avec un sex-ratio de 1,38. Un IMC normal était plus fréquent chez les femmes ( n = 10), tandis que le surpoids prédominait chez les hommes ( n = 18). Parmi les patients en surpoids et obèses, plus de la moitié présentaient un IAH pathologique (58,33 % et 55,55 % respectivement). La latence d’endormissement était significativement plus longue chez les patients en surpoids par rapport à ceux ayant un IMC normal. La majorité des patients présentaient un index d’éveils pathologique, toutes catégories d’IMC confondues. Notamment, une corrélation inverse a été observée entre l’IMC et le temps total de sommeil.
Conclusion |
Cette étude met en évidence des différences significatives des paramètres polysomnographiques selon les catégories d’IMC. L’IMC était significativement corrélé à l’IDO, à l’IAH et au temps total de sommeil, soulignant l’impact de l’obésité sur l’architecture du sommeil.
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Vol 23 - N° 1
P. 73 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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