Dépistage des troubles du sommeil chez le personnel hospitalier affecté à un travail à horaire atypique - 06/03/26
, Hiba Ziedi, Nesrine Chaouch, Nadine Khaterchi, Najla MecherguiRésumé |
Objectif |
Le travail à horaire atypique perturbe le rythme circadien et constitue un facteur de risque des troubles du sommeil chez le personnel hospitalier. Ces altérations peuvent réduire la vigilance et accroître le risque d’erreurs, compromettant ainsi la qualité et la sécurité des soins. Le dépistage régulier de ces troubles apparaît donc essentiel pour orienter des stratégies préventives adaptées chez cette population spécifique. Objectif Déterminer la fréquence et la sévérité des troubles du sommeil chez le personnel hospitalier travaillant à des horaires atypiques.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude transversale descriptive menée au mois de septembre 2025 auprès du personnel hospitalier travaillant de manière régulière ou occasionnelle à des horaires atypiques (Travail de nuit fixe ou travail posté). La qualité du sommeil a été évaluée par le questionnaire validé de Spiegel.
Résultats |
Parmi les 92 professionnels sollicités, 29 ont répondu au questionnaire, soit un taux de participation de 31,5 %. L’âge moyen des participants était de 37 ± 11 ans avec un sexe ratio (H/F) de 0,26. Notre population était constituée principalement d’infirmiers (51,7 %), suivis des techniciens supérieurs (24,1 %), des ouvriers (17,2 %) et des aides-soignants (7,0 %) avec une ancienneté professionnelle moyenne de 12 ans. La majorité exerçait un travail posté incluant des rotations entre le matin, l’après-midi et la nuit (82,7 %), tandis que 17,2 % travaillaient exclusivement la nuit. Concernant les habitudes de vie, 48,2 % des participants déclaraient suivre un régime hypercalorique, 27,5 % rapportaient un comportement sédentaire et 17,2 % étaient tabagiques actifs. L’évaluation de la qualité du sommeil par le questionnaire de Spiegel a mis en évidence une prévalence globale des troubles du sommeil (score < 15) de 55 %. Ces troubles étaient classés comme sévères (insomnie) dans 34,4 % des cas et modérés dans 20,6 % des cas.
Conclusion |
Notre étude a révélé une fréquence élevée des troubles du sommeil parmi le personnel hospitalier affecté à un travail à horaire atypique. Un dépistage ciblé des troubles du sommeil chez cette population s’avère essentiel pour préserver leur santé et garantir ainsi la qualité des soins.
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Vol 23 - N° 1
P. 74 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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