Hypersuivi : suivi longitudinal d’une cohorte de patients présentant une plainte de somnolence excessive - 06/03/26
, Aurore Guyon, Juliette Le Bail, Marion Comajuan, Patricia FrancoRésumé |
Objectif |
Caractériser le profil clinique les patients ayant bénéficié d’un bilan d’hypersomnie au sein du CMRR de Lyon Décrire l’évolution clinique et paraclinique des patients n’ayant pas reçu de diagnostic d’hypersomnie d’origine centrale.
Méthodes |
Étude rétrospective des données de 57 patients ayant bénéficié d’un bilan d’hypersomnie dans notre service comprenant polysomnographie, TILEs et Holter Sommeil précédé d’une actimétrie. Un bilan paraclinique complet comprenant ESS, ISI, HAD, CDI, Pichot, Conners parents. Les patients n’ayant pas reçu de diagnostic de somnolence origine centrale ont bénéficié d’une téléconsultation téléphonique dans un délai de 12 à 24 mois suivant l’hospitalisation avec un médecin psychiatre somnologue. Cet entretien comprenait une évaluation clinique standardisée et la passation d’échelles similaires à celles proposées au patient au cours de l’hospitalisation. L’évolution des symptômes cliniques et des scores aux différentes échelles était alors réalisée. En cas d’évolution péjorative une consultation présentielle ultérieure était proposée aux patients.
Résultats Cinquante-sept patients investigués. Soixante-dix pour cent des patients présentait un temps de sommeil réduit : 44 % de privation de sommeil, 7 % d’insomnie comportementale et 19 % de retard de phase. 76 % des patients rapportaient au moins une insomnie légère à l’ISI. Vingt-cinq pour cent de troubles psychiatriques dont 19 % de TND et 6 % de troubles anxio dépressifs. 6 patients rapportaient des idées suicidaires à la CDI. Vingt pour cent de TROS 11 % de NT1 19 % de longs dormeurs 28 patients ont bénéficié d’une téléconsultation de suivi. La totalité des patients rapportaient avoir respecté les RHD, 15 patients évoquaient une évolution favorable, 2 patients présentaient encore des idées suicidaires, 11 patients rapportaient faire des siestes. La latence moyenne d’endormissement était de 27,5 minutes et l’inertie de réveil moyenne de 15,4 minutes. 9 patients présentaient une latence d’endormissement supérieure ou égale à 30 minutes. Le temps d’activité physique moyen hebdomadaire était de 82,5 minutes et le temps d’écran quotidien en moyenne de 161 minutes.
Conclusion |
Importance de renforcer les RHD, limiter l’exposition aux écrans, favoriser la pratique d’une activité physique régulière et respecter le temps total de sommeil en fonction de l’âge. Importance du dépistage des TROS dans les problématiques de symptomatologie diurne dite “TDAH like” Les patients rappelés présentaient encore une hygiène de sommeil problématique malgré une évolution favorable dans la majorité des cas.
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Vol 23 - N° 1
P. 74-75 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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