Qualité du sommeil et somnolence diurne dans une entreprise d’études techniques du secteur de la construction - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Évaluer la qualité du sommeil et le niveau de somnolence diurne dans une population travailleuse réalisant des études techniques dans le secteur de la construction.
Méthodes |
Nous avons pour cela conduit une étude de type descriptif auprès d’un échantillon de travailleurs à qui nous avons soumis lors de la visite médicale périodique de médecine du travail un questionnaire comportant les données sociodémographiques et professionnelles, ainsi que le questionnaire de Spiegel évaluant la qualité du sommeil durant la nuit précédente et le questionnaire d’Epworth mesurant subjectivement le niveau de somnolence diurne.
Résultats |
Cent travailleurs ont répondu complètement aux questionnaires, en majorité de sexe masculin (93 %) et universitaires (74 %). L’âge moyen est de 38,3 ± 8,4 ans, l’IMC moyen est de 26,7 ± 3,9 kg/m 2 , l’ancienneté moyenne dans l’entreprise est de 8,6 ± 8,1 années. Un tiers des travailleurs (66 %) est marié, un quart (26 %) fume, les trois quarts (74 %) consomment du café régulièrement, un tiers (67 %) est obèse ou en surpoids et la quasi-totalité (97 %) exerce en journée normale. Près de neuf travailleurs sur dix (88 %) présentent un score pathologique ( < 25) au test de Spiegel ; les proportions des troubles du sommeil légers, modérés et sévères sont respectivement de 44 %, 38 % et 6 %. Un score pathologique ( > 9) est retrouvé au test d’Epworth dans 43 % des cas, de niveau léger, modéré et sévère dans respectivement 26 %, 12 % et 5 % des cas. La prévalence d’une mauvaise qualité du sommeil est plus élevée parmi les femmes, les jeunes, les célibataires, avec un niveau d’instruction bas, non buveurs réguliers de café, avec une faible ancienneté dans l’entreprise et exerçant en horaires atypiques, sans pour autant qu’il y’ait une différence statistiquement significative. La somnolence diurne est plus fréquente chez les hommes ( p = 0,018), les travailleurs avec un bas niveau d’instruction, les fumeurs et ceux avec une faible ancienneté dans l’entreprise.
Conclusion |
La présente étude a permis de révéler un taux important de travailleurs souffrant d’une qualité de sommeil médiocre ainsi que ceux présentant une somnolence diurne. Ces deux troubles comportent des risques sanitaires et sécuritaires. Il est de ce fait recommandé de mettre en œuvre une stratégie de lutte contre les facteurs de risques favorisants.
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Vol 23 - N° 1
P. 75 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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