Enregistrement vidéo à domicile à visée diagnostique et de suivi des parasomnies du sommeil lent profond après traitement médicamenteux - 06/03/26
, Zorha Colas 2, Claire Denis 1, Lucie Barateau 1, 2, 3, Yves Dauvilliers 1, 2, 3Résumé |
Objectif |
Valider l’utilisation d’une caméra à domicile comme outil diagnostique des parasomnies du sommeil lent profond (PaSLP) et évaluer l’efficacité du clonazépam sur la fréquence des PaSLP.
Méthodes |
Quatre vingt neuf (59 femmes, âge médian 27,4 ans [5–72]) patients avec une suspicion de PaSLP ont bénéficié d’une video-polysomnographie (vPSG) au laboratoire du sommeil suivie d’un enregistrement par caméra infrarouge à détection de mouvements au domicile pendant 10 jours. L’index de fragmentation du SLP (iFSLP) et le nombre d’épisodes de PaSLP ont été analysés à la vPSG et sur les caméras au domicile (5 jours avant et après traitement par clonazépam). Un sous-groupe de 20 patients a bénéficié d’une seconde vPSG après 12 ± 0,6 mois de traitement en moyenne (âge médian 30,6 ans [10–49] à la 1ère vPSG, 31,7 ans [11–50] à la seconde) ainsi qu’un nouvel enregistrement à domicile sous traitement.
Résultats |
Cinquante cinq pour cent des patients ont eu une PaSLP à la vPSG et 82 % au domicile. 87 % des patients présentant au moins une PaSLP à la vPSG en ont au moins eu une au domicile sans traitement alors que 76 % des patients sans évènement à la vPSG, en ont eu au moins une au domicile. Le nombre de PaSLP à domicile est passé d’une moyenne de 7,2 ± 4,7 sans traitement à 2,9 ± 2,4 sur 5 jours avec le clonazépam (dose moyenne de 5,6 ± 1,4 gouttes 30 minutes avant le coucher). L’iFSLP était de 7,5/h ± 2,0 à la première vPSG. Parmi les sujets avec deux évaluation vPSG, l’iFSLP était de 7,0/h ± 2,1 à la première vPSG et de 5,4/h ± 2,3 à la seconde sous clonazépam. 85 % de ces patients sont passés sous le seuil pathologique (iFSLP < 6,8/h) sans modifier le temps de SLP ni la somnolence la journée.
Conclusion |
L’utilisation des caméras à domicile est un moyen simple pour observer les PaSLP au domicile et permet d’objectiver leur fréquence en milieu écologique avec une probabilité d’observation supérieure à la vPSG au laboratoire. Par ailleurs elle permet un suivi des PaSLP après la mise en place d’un traitement et montre que le clonazépam est efficace. Nos résultats montrent aussi une réduction de la fragmentation du SLP sous traitement à la PSG sans diminution du temps de SLP.
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Vol 23 - N° 1
P. 78 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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