Caractérisation du sommeil dans l’encéphalite auto-immune sans anticorps : similitudes et différences avec l’encéphalite avec anticorps et les témoins - 06/03/26
, Lina Jeantin 1, Pauline Dodet 1, Maxime Patout 1, Cécile Londner 1, Cristina Birzu 2, Isabelle Arnulf 1, Dimitri Psimaras 2, Ana Gales 1Résumé |
Objectif |
Le diagnostic et le traitement de l’encéphalite auto-immune sans anticorps nécessitent une combinaison de preuves, notamment une biopsie cérébrale. Des troubles du sommeil spécifiques sont fréquents dans l’encéphalite avec anticorps. Des troubles du sommeil similaires entre les deux entités accéléreraient la prise en charge des patients.
Méthodes |
Nous avons recherché des similitudes dans les caractéristiques du sommeil entre l’encéphalite sans anticorps (35 patients) et l’encéphalite avec anticorps (53 patients), ainsi que des différences entre l’encéphalite sans anticorps et les sujets sains (35 patients), à partir d’interrogatoire et de vidéo-polysomnographie de 48 heures enregistrées dans le service des Pathologies du sommeil à la Pitié-Salpêtrière.
Résultats |
Entre les deux groupes d’encéphalite, nous n’avons trouvé aucune différence dans les plaintes ou les mesures liées au sommeil, y compris la latence d’endormissement ( p = 0,90), la durée totale du sommeil sur 11 heures ( p = 0,22), la présence d’un état dissocié ( p = 0,08) et le nombre de parasomnies (sauf dans N3, p = 0,01). Entre l’encéphalite sans anticorps et les sujets sains, nous avons constaté des différences dans les anomalies épileptiques ( p < 0,01) et les schémas de sommeil EEG, la latence du sommeil ( p < 0,01), l’indice d’éveil pendant le sommeil ( p < 0,01), la durée totale du sommeil sur 18 heures ( p = 0,03) et la présence d’un état dissocié. Nous n’avons constaté aucune différence dans les stades du sommeil, les mouvements périodiques des jambes ( p = 0,19) ou l’IAH total ( p = 0,67).
Conclusion |
L’examen des troubles du sommeil dans l’encéphalite auto-immune avec ou sans anticorps pourrait révéler des anomalies qui ne sont pas présentes à l’éveil, accélérant ainsi le diagnostic et la mise en place d’un traitement spécifique. Ce test rapide et non invasif pourrait être intégré au processus diagnostique.
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Vol 23 - N° 1
P. 82 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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