Un outil pour évaluer l’hyperéveil : la validation des qualités psychométriques de la version française de l’échelle PSAS (Pre-Sleep Arousal Scale - 06/03/26

Résumé |
Objectif |
Valider les qualités psychométriques de la version française de l’échelle PSAS ( Pre-Sleep Arousal Scale ), qui mesure l’hyperéveil cognitif et somatique avant l’endormissement.
Méthodes |
Étude observationnelle des éléments du questionnaire du sommeil en ligne du Réseau Morphée (PSAS, Hospital Anxiety and Depression Scale (HAD), Insomnia Severity Index (ISI), Epworth Sleepiness scale (ESS)) réalisée entre mars et juin 2025. La validation psychométrique a porté sur la fiabilité, la structure factorielle, la validité convergente/divergente, et la validité discriminante (insomniaques vs non-insomniaques).
Résultats |
8077 participants ont été inclus dans l’étude (5489 femmes, 41,16 ± 9,17 ans ; 2588 hommes, 38,84 ± 15,13 ans). Le score moyen à la sous-échelle somatique (PSAS-S) a été de 14,59 ± 5,80, (normal ≤ 14,8), dont 42 % supérieur au seuil. La sous-échelle cognitive (PSAS-C) a eu un score moyen de 24,83 ± 867, (normal ≤ 24,5), dont 53 % supérieur au seuil, suggérant une activation pré-sommeil plus marquée sur le plan cognitif que somatique. La fiabilité interne a été satisfaisante pour la PSAS-S (α = 0,79 ; ω=0,80) et excellente pour la PSAS-C (α = 0,91 ; ω = 0,92). Le modèle factoriel ajusté a montré un bon ajustement global (χ 2 (101) = 3439,97, p < 0,001 ; SRMR = .05 ; RMSEA = 0.06 ; TLI = 0.99 ; CFI = 0.99). La validité convergente a été soutenue par des corrélations significatives modérées à fortes entre la PSAS et l’ISI (somatique r = 0,36 ; cognitif r = 0,48), ainsi qu’avec l’anxiété de l’échelle HAD (somatique r = 0,45 ; cognitif r = 0,53). Les corrélations avec la dépression ont été plus faibles mais significatives (somatique r = 0,31 ; cognitif r = 0,26), et très faibles avec la somnolence diurne (ESS) (somatique r = 0,18 ; cognitif r = 0,03), attestant la validité divergente. Enfin, les scores des participants insomniaques ont été significativement plus élevés que ceux des non-insomniaques : PSAS-S (14,94 vs 11,20 ; t(1084,40) = −22,82, p < .001) ; PSAS-C (25,65 vs 16,76 ; t(1020,85) = −34,58, p < .001), confirmant la validité discriminante.
Conclusion |
La version française de la PSAS est un outil fiable et valide pour évaluer l’hyperéveil cognitif et somatique avant l’endormissement.
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Vol 23 - N° 1
P. 82-83 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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