Sommeil lent et maladie de Parkinson : l’effet d’un agoniste dopaminergique - 06/03/26
, Valérie Cochen De Cock 2, 3, Laurène Leclair-Visonneau 4, Beatriz Abril 5, Elisabeth Ruppert 6, 7, Sophie Drapier 8, Isabelle Lambert 9, Maria Livia Fantini 10, David Devos 11, Magali Sallansonnet-Froment 12, Nicolas Vitello 13, Isabelle Arnulf 14, 1, Emmanuel Flamand-Roze 15, 16, Thomas Andrillon 1, Pauline Dodet 14, 1Résumé |
Objectif |
Évaluer si une perfusion nocturne d’apomorphine, un agoniste dopaminergique, peut moduler les caractéristiques des ondes lentes du sommeil lent chez des patients parkinsoniens insomniaques.
Méthodes |
Étude ancillaire d’un essai randomisé, multicentrique, en double aveugle et en cross-over (apomorphine nocturne vs placebo). Trente-trois participants ont bénéficié de deux polysomnographies en fin de période de traitement. Les ondes lentes, définies par une amplitude ≥ 10 μV, ont été analysées dans les stades N2 et N3 combinés, au niveau des régions frontale et centrale. Les paramètres étudiés étaient l’amplitude, la durée, la pente et la densité (nombre d’ondes lentes/heure). Les comparaisons ont été réalisées à l’aide de modèles linéaires mixtes (effets fixes : traitement, nuit, séquence ; effet aléatoire : sujet). Des corrélations cliniques ont été explorées avec le test de Spearman.
Résultats |
Sous apomorphine, les ondes lentes présentaient des modifications significatives de leur morphologie, avec notamment une tendance à une pente plus faible, une durée plus longue et une densité réduite, en frontal comme en central. L’amplitude apparaissait globalement diminuée, avec des variations régionales. Par ailleurs, certaines caractéristiques des ondes lentes, en particulier leur durée, étaient associées à une sévérité accrue de l’insomnie et à une perception altérée de la qualité du sommeil.
Conclusion |
Chez les patients parkinsoniens insomniaques, l’administration nocturne d’apomorphine influence la dynamique des ondes lentes. Ces résultats suggèrent un effet spécifique de la stimulation dopaminergique sur le sommeil lent. L’association entre la durée des ondes lentes, la sévérité de l’insomnie et la qualité perçue du sommeil souligne l’importance de poursuivre ces analyses pour mieux comprendre le lien entre perception du sommeil et caractéristiques polysomnographiques.
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Vol 23 - N° 1
P. 89-90 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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