Élévation nocturne de la pression artérielle et impact sur le non-dipping chez les patients atteints du syndrome des jambes sans repos - 06/03/26
, Sofiène Chenini 1, 2, 3, Isabelle Jaussent 1, Tugdual Adam 1, 2, Lily Guiraud 2, Alexandre Derre 2, Yves Dauvilliers 1, 2, 3Résumé |
Objectif |
Notre objectif est de caractériser les élévations de pression artérielle (PA) et de fréquence cardiaque (FC) chez des patients atteints de syndrome des jambes sans repos (SJSR) et des témoins, puis d’analyser leurs associations avec la baisse de PA nocturne.
Méthodes |
Trente cinq témoins (âge = 51,3 ± 14,6 ans ; index-masse-corporel (IMC) = 24,2 ± 3,7 ; 19 femmes) et 52 patients (âge = 59,5 ± 10,9 ans ; IMC = 25,91 ± 4,32 ; 29 Femmes) atteints de SJSR ont été inclus. La PA et la FC ont été enregistrées en continu (Nexfin®), durant une polysomnographie, suivie d’une mesure ambulatoire de PA (MAPA) réalisée le lendemain. Le seuil pathologique des élévations a été définit en comparant les élévations associées aux MPJS et celles qui surviennent sans évènement, chez tous les participants.
Résultats |
Les patients avaient un temps de sommeil plus court (4,04 ± 1,83 h vs 5,56 ± 1,30 h), des indexes des MPJS (64,11 ± 60,34/h vs 5,50 ± 14,19/h), de micro-éveils (46,35 ± 42,53/h vs 20,83 ± 5,25/h), et d’apnées-hypopnées (6,44 ± 5,66/h vs 5,36 ± 2,77/h) plus élevés que les témoins. Le seuil pathologique des élévations de PA systolique, diastolique et de la FC étaient de 7,02 mmHg/5beats, 4,64 mmHg/5 beats et 3,16 bmp/5beats respectivement, sans différence entre groupes. L’index des élévations de la PA systolique (19,92 ± 12,40/h ; 46 % associés aux MPJS, 15 % aux micro-éveils et 13 % aux apnées-hypopnées, vs 10,42 ± 6,20/h ; 7 % MPJS, 9 % micro-éveils, 14 % apnées-hypopnées), de la PA diastolique (16,68 ± 4,13/h ; 43 % MPJS, 13 % micro-éveils, 12 % apnées-hypopnées vs 7,88 ± 4,13/h ; 6 % MPJS, 10 % micro-éveils, 15 % apnées-hypopnées) et de la FC (13,59 ± 9,90/h ; 45 % MPJS, 14 % micro-éveils, 10 % apnées-hypopnées vs 4,72 ± 3,54/h ; 8 % MPJS, 9 % micro-éveils, 15 % apnées-hypopnées) était plus élevé chez les patients que les témoins. Une corrélation négative a été retrouvée entre la baisse de PA systolique/diastolique/FC nocturne et l’index des élévations associées aux MPJS chez les patients SJSR (r = −0,48/r = −0,38/r = −0,24 ; p < 0,01) mais pas chez les témoins.
Conclusion |
Les indexes des élévations de la PA et la FC associés aux MPJS sont beaucoup plus élevé chez les patients avec un SJSR que les témoins, et sont associés au profile non-dipper, et pourraient ainsi constituer un facteur de risque cardiovasculaire.
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Vol 23 - N° 1
P. 91 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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