L’hypnose comme traitement des parasomnies non-REM - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Évaluer les preuves soutenant l’utilisation de l’hypnose dans le traitement des parasomnies non-REM.
Méthodes |
Une recherche systématique a été menée dans plusieurs bases de données (PubMed, Embase, Web of Science, Cochrane) jusqu’en mars 2025. La stratégie combinait différents mots-clés concernant les parasomnies non-REM (somnambulisme, terreurs nocturnes, éveils confusionnels, sexsomnie, troubles alimentaires liés au sommeil) associés à l’hypnose. Les critères d’inclusion concernaient des participants de tout âge, présentant un diagnostic clinique de parasomnie non-REM et traités par hypnose, rapportés dans des essais cliniques ou études de cas. Les articles sans nouvelles données étaient exclus, et seules les publications en français, italien ou anglais étaient retenues.
Résultats |
24 études ont été incluses : 10 rapports de cas, 7 séries de cas, 6 études pré-post et un essai contrôlé randomisé, totalisant 348 patients (43,8 % de femmes) âgés de 5 à 79 ans. Les diagnostics concernaient principalement le somnambulisme ( n = 132) et les terreurs nocturnes ( n = 49), mais aussi des troubles alimentaires liés au sommeil ( n = 3), une sexsomnie, des syndromes de chevauchement non-REM/REM ( n = 34) et des troubles mixtes ( n = 52). 54 cas présentaient un somnambulisme ou des terreurs nocturnes sans précision diagnostique, et 14 autres étaient décrits avec des parasomnies non-REM non spécifiées. L’évaluation reposait quasi exclusivement sur des mesures subjectives, hormis une série de cas utilisant une caméra infrarouge. Sur 115 patients avec données exploitables, 82,6 % ont présenté une amélioration après hypnose. Aucun effet indésirable n’a été rapporté, et la fréquence nocturne des épisodes n’a jamais été documentée.
Conclusion |
Cette revue systématique indique que l’hypnose médicale pourrait constituer une approche complémentaire efficace et bien tolérée pour les parasomnies non-REM, avec environ 82 % d’améliorations rapportées. Néanmoins, la majorité des données provient de rapports de cas, limitant la robustesse des conclusions et soulignant le besoin d’essais contrôlés avec critères objectifs et standardisés. Un essai clinique actuellement mené à Lausanne compare l’hypnose à une intervention éducative. Le nombre moyen d’épisodes par nuit sur 10 nuits pré- et post-traitement est évalué via enregistrements vidéo infrarouges réalisés à domicile puis notés par deux évaluateurs qualifiés. D’autres mesures comprennent la complexité des épisodes, leur durée et les agendas du sommeil. Sur 60 patients prévus, 54 sont déjà recrutés.
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Vol 23 - N° 1
P. 92 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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