Une étude de suivi de 6 ans du rythme veille-sommeil chez des patients atteints de dystrophie myotonique de type 1 (DM1) à l’aide de l’actimétrie - 06/03/26
, Olivier Turcotte 1, Yohann Savinsky 3, Isabelle Côté 3, Nathalie Angeard 4, Cynthia Gagnon 5Résumé |
Objectif |
Les problèmes de sommeil sont fréquents dans la dystrophie myotonique de type 1 (DM1) mais aucune étude à ce jour n’a investigué le rythme veille-sommeil de manière prospective dans cette population.
Méthodes |
Au temps 1 (T1 ; 2016), 33 patients (20 hommes ; âge moye n = 50,7 ans) ont porté un actimètre sur leur poignet non-dominant pendant deux semaines consécutives. Au temps 2 (T2 ; 2022), 20 de ces patients (11 hommes ; âge moye n = 53,4 ans) ont porté un actimètre sur leur poignet non-dominant pendant quatre semaines consécutives. Le logiciel R v4.1.3 a été utilisé pour comparer ces mesures répétées. Une correction de Bonferroni a été appliquée ( p > 0,0045 = n.s.).
Résultats |
La Fig. 1 montre qu’aucune différence significative n’a été observée en ce qui a trait au sommeil des patients, du T1 au T2. De même, aucune différence significative n’a été notée pour les variables non paramétriques, à l’exception de la période d’activité la plus intense sur 10 heures (M10), qui a diminué entre le T1 et le T2 (360,9 à 208,6, p < 0,001).
Conclusion |
Bien qu’aucun changement significatif dans le sommeil n’ait été observé du T1 au T2, les résultats montrent que les patients atteints de DM1 souffrent d’un sommeil inadéquat. Leur durée de sommeil moyenne est égale ou inférieure aux sept heures recommandées pour les adultes. De plus, leur faible efficacité de sommeil et leurs réveils nocturnes significatifs sont révélateurs d’un sommeil fragmenté et perturbé. Étant donné la somnolence diurne excessive qui caractérise cette population de patients, des interventions cliniques visant à améliorer leur sommeil sont justifiées. Comme attendu dans le contexte d’une maladie neuromusculaire, une diminution de la valeur M10 a été observée du T1 au T2. Cette découverte peut non seulement indiquer une réduction de la capacité motrice, mais aussi une difficulté du système de synchronisation circadienne à ajuster l’activité pendant une phase donnée, ou même une dégénérescence du système circadien lui-même. De plus, la faible amplitude relative (RA < 0,8) suggère une faible synchronisation avec le cycle moyen de 24 heures. Ces résultats préliminaires doivent être confirmés dans un plus grand échantillon et comparés à un groupe témoin.
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Vol 23 - N° 1
P. 93 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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