L’EEG de repos pendant un Karolinska Drowsiness Test : un marqueur objectif de la somnolence ? - 06/03/26

Résumé |
Objectif |
Évaluer la relation entre EEG de repos lors d’un Karolinska Drowsiness Test (KDT), latence d’endormissement mesurée lors d’un test de maintien de l’éveil (TME) et somnolence subjective dans un contexte expérimental simulant le travail de nuit.
Méthodes |
Trente-neuf sujets sains (20–60 ans) ont suivi un protocole comprenant deux nuits (nuit 1 et 2) contrôle suivies de deux nuits (nuit 3 et 4) de privation totale de sommeil, séparées par un sommeil de récupération de jour d’environ 4 h. La somnolence objective a été déterminée par analyse par IA de l’évolution de la puissance spectrale 4-10 Hz de la dérivation CzPz lors d’un KDT de 5 min (une forte augmentation du KDT indique une somnolence), et par la latence d’endormissement (Critères AASM) au TME. La somnolence subjective a été évaluée avec la Karolinska Sleepiness Scale (KSS). Les évaluations KDT, KSS et TME ont été réalisées par bloc de 4 h, dans cet ordre, neuf fois au cours du protocole : trois fois pendant le jour qui suit la 2 e nuit (blocs 1, 2, 3), pendant la 3 e nuit (4, 5, 6) et pendant la 4 e nuit (7, 8, 9). Les relations entre mesures de somnolence ont été étudiées à l’aide de modèles linéaires mixtes généralisés, en tenant compte des facteurs interindividuels (âge, sexe, chronotype).
Résultats |
Le KDT augmente significativement au cours des 3 e et 4 e nuits (KDT moyen bloc 4 = 5,1 ± 3,0, KDT 6 = 6,9 ± 3,8, KDT 7 = 5,8 ± 3,3, KDT 9 = 7,7 ± 4,5, F(8, 330) = 11,26, p < 0,0001). Plus le KDT augmente plus le score à la KSS augmente (F(1, 329) = 8,97, p = 0,003) et, chez les sujets qui ont une latence < 40 min, plus le KDT augmente plus la latence d’endormissement diminue (F(1, 243) = 5,15, p = 0,024).
Conclusion |
L’analyse automatique de l’EEG lors d’un KDT de 5 minutes permet d’évaluer le niveau de somnolence et son évolution au cours du temps. Le KDT est comparable à la latence au Test de Maintien de l’Éveil (TME), tout en offrant un protocole plus simple et plus court.
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Vol 23 - N° 1
P. 94 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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