Évolution d’un syndrome d’apnées centrales du sommeil (SACS) après chirurgie de décompression de la charnière occipito-cervicale chez deux enfants - 06/03/26
, Johan Felix 2, Alexandru Szathmari 3, Tom Toin 4, Patricia Franco 1Résumé |
Objectif |
Augmenter les données disponibles, actuellement rares, concernant l’évolution d’un syndrome d’apnées centrales du sommeil (SACS) après chirurgie de décompression de la charnière occipito-cervicale chez l’enfant.
Méthodes |
Nous présentons les dossiers de 2 patients opérés d’une décompression de la charnière occipito-cervicale chez qui une polysomnographie (PSG) pré opératoire indiquait la présence d’un SACS et qui ont bénéficié d’une PSG de contrôle post opératoire.
Résultats |
Cas numéro 1 : Il s’agit d’une fillette de 10 ans, porteuse d’un syndrome Mayer-Rokitansky et d’un surpoids, chez qui on a découvert un Chiari de 15 mm avec œdème de la portion inférieure du bulbe rachidien et supérieure de la moelle cervicale avec syrinx mi-cervical et anomalies osseuses de la charnière sur l’IRM cérébrale, réalisée à titre systématique dans le cadre de son syndrome. La PSG pré opératoire indiquait un index d’apnées et hypopnées centrales (IAHC) à 44,9/h et un index d’apnées et hypopnées obstructives (IAHO) à 3,4/h. La PSG, 8 mois après la décompression de la charnière, indiquait un IAHC à 19/h et un IAHO à 1,4/h. Cas numéro 2 : Il s’agit d’un garçon de 14 ans, ayant un déficit en hormone de croissance, chez qui une PSG, réalisée dans le cadre de troubles des apprentissages, indiquait un IAHC à 16/h et un IAOH à 8,6/h. L’IRM cérébrale dans le cadre du bilan étiologique du SACS retrouvait un Chiari de 5 mm et une malformation de la charnière cervico-occipitale associant une impression basilaire réalisant un effet de masse sur le bulbe et un trouble de la segmentation C2–C3. La PSG, 2 mois après la décompression de la charnière, retrouvait un IAHC à 9,1/h et un IAHO à 9,9/h.
Conclusion |
Dans les 2 cas, il y a une amélioration seulement partielle du SACS. Il est important de contrôler l’évolution du SACS en réalisant une PSG post opératoire afin d’évaluer la nécessité d’une prise en charge complémentaire. Par ailleurs, il serait utile d’étudier l’évolution de l’amélioration du SACS avec le temps en réalisant une PSG à 6 mois, 1 an et 2 ans de la chirurgie.
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Vol 23 - N° 1
P. 99 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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