Beyond GnRH analogues: The Renaissance of Estrogens in Prostate Cancer Management - 02/06/26
Au-delà des analogues de la GnRH : la renaissance des œstrogènes dans la prise en charge du cancer de la prostate.
, Clément Klein 1, Thierry Roumeguère 2, Franck Bladou 1, Grégoire Robert 1, Bertrand Tombal 3Abstract |
Context: Androgen deprivation therapy (ADT) induced by LHRH agonists or antagonists for the treatment of advanced prostate cancer induces a concomitant suppression of estradiol levels. This estrogen deficiency is responsible for significant side effects that impair patients' quality of life (QoL). The role of estrogens in prostate cancer management is currently being investigated in multiple clinical trials, either as a replacement for conventional ADT or as add-back therapy combined with standard ADT.
Methods: A literature search was conducted on PubMed using the following keywords: androgen deprivation therapy (ADT), bone loss, estrogen deficiency symptoms, hot flushes, and transdermal estradiol (tE2), for articles published between 1970 and 2026.
Results: Estrogen suppression is responsible for multiple adverse effects, including loss of bone mineral density (BMD), vasomotor symptoms, metabolic disorders, and fatigue. However, the use of tE2 remains associated with a notably higher incidence of gynecomastia compared with conventional ADT.
Conclusions: The suppression of estrogens by ADT induces multiple deleterious effects justifying the re-evaluation of controlled estrogen replacement. Available data regarding the use of transdermal estradiol or estetrol (E4) as add-on therapy are preliminary but encouraging although larger randomized trials are needed to confirm their integration into routine clinical practice.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Contexte : Le traitement par privation androgénique (ADT), induit par les agonistes ou antagonistes de la LHRH dans le traitement du cancer de la prostate au stade avancé, entraîne une suppression concomitante des taux d'œstradiol. Ce déficit œstrogénique est responsable d'effets secondaires significatifs qui altèrent la qualité de vie (QdV) des patients. Le rôle des œstrogènes dans la prise en charge du cancer de la prostate est actuellement évalué dans plusieurs essais cliniques, soit en remplacement de l'ADT conventionnelle, soit en tant que thérapie d'appoint ( add-back therapy ) combinée à l'ADT standard.
Méthodes : Une recherche bibliographique a été menée sur PubMed en utilisant les mots-clés suivants : traitement par privation androgénique (ADT), perte osseuse, symptômes de déficit œstrogénique, bouffées de chaleur et œstradiol transdermique (tE2), pour les articles publiés entre 1970 et 2026.
Résultats : La suppression œstrogénique est responsable de multiples effets indésirables, incluant la perte de densité minérale osseuse (DMO), des symptômes vasomoteurs, des troubles métaboliques et de la fatigue. Cependant, l'utilisation du tE2 reste associée à une incidence de gynécomastie notablement plus élevée comparativement à l'ADT conventionnelle.
Conclusions : La suppression des œstrogènes par l'ADT induit de multiples effets délétères justifiant la réévaluation d'une substitution œstrogénique contrôlée. Les données disponibles concernant l'utilisation de l'œstradiol transdermique ou de l'estétrol (E4) en thérapie d'appoint sont préliminaires mais encourageantes, bien que de plus vastes essais randomisés soient nécessaires pour confirmer leur intégration dans la pratique clinique de routine.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : androgen deprivation therapy (ADT), bone loss, estrogen deficiency symptoms, hot flushes, transdermal estradiol (tE2)
Mots-clés : traitement par privation androgénique (ADT), perte osseuse, symptômes de déficit œstrogénique, bouffées de chaleur, œstradiol transdermique (tE2)
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