Intérêt de l’analyse des cheveux dans la prise en charge des addictions chimiques - 08/07/26
Testing hair for drugs to document chemical addictions
Résumé |
Objectifs |
Discuter des aspects analytiques, de l’interprétation et des applications de l’analyse des cheveux dans la mise en évidence d’une exposition aux substances impliquées dans les addictions.
Méthodes |
C’est au début des années 1990 que l’analyse des cheveux a été introduite en France, d’abord à Strasbourg, puis ailleurs. Malgré de nombreux développements au fil des ans, l’analyse des cheveux reste une méthode plus complexe que l’analyse sanguine et urinaire.
Résultats |
Depuis la première application de l’analyse des cheveux en 1979 par l’Américaine Baumgartner pour caractériser l’abus d’héroïne chez des vétérans jusqu’à la détection récente des nouvelles drogues de synthèse, de nouvelles applications sont régulièrement publiées. L’identification d’une substance dans les cheveux commence par un recueil adapté et dépend de plusieurs facteurs, tels que la structure chimique de la molécule, la fréquence d’exposition, la dose consommée, le protocole d’extraction utilisé . Tous ces facteurs vont influencer la concentration mesurée. Ainsi, après la phase analytique, l’interprétation du résultat est également une étape complexe, qui nécessite une expérience avérée dans le domaine. Pour de nombreuses molécules, certains paramètres ne sont pas connus : par exemple, dose minimale détectable, corrélation entre la quantité de substance consommée et la concentration dans les cheveux, influence des traitements cosmétiques et des facteurs environnementaux, influence de la couleur des cheveux. Par ailleurs, il est nécessaire de s’interroger sur la signification d’une mesure isolée dans les cheveux.
Conclusion |
La signification toxicologique d’une analyse de cheveux reste difficile pour de nombreuses molécules et nécessite une approche documentée.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Objective |
Discuss the analytical aspects, the interpretation and the applications of hair testing for drugs in case of addiction.
Methods |
Early in the 1990s, hair analysis for drugs was first introduced in France in Strasbourg, followed some years later on other places. Despite numerous improvements along the years, hair testing for drugs is more complicated than testing for drugs in blood or urine.
Results |
Since the first paper in 1979 by the American Annette Baumgartner reporting the detection of opiates in the hair of veterans abusing heroin until to the more recent identification of new psychoactive substances, new applications are monthly published. A proper drug identification in hair starts with suitable specimen collection and storage (dry, at ambient temperature and in the dark) and depends of several parameters, including for example chemical structure of the molecule, exposure frequency, amount of drug used, extraction protocol. All these factors will influence the final measured concentration. Beside the analytical aspects, interpretation of the results is even more complex and needs suitable knowledge. For many drugs, some validation parameters are missing, including mainly minimal detectable dose, relationship between dose and hair concentrations, influence of cosmetic treatment and environmental factors, influence of hair colour. Finally, a hair test result should not be used in isolation.
Conclusion |
Toxicological significance of hair analysis for numerous drugs, including new psychoactive substances remains unestablished. Hair is a complex matrix that needs proper interpretation by experienced toxicologists.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cheveux, Toxicologie, Addictions, Analyse, Médecine légale
Keywords : Hair, Toxicology, Addiction, Analysis, Legal medicine
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