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Évaluation des pratiques sur l’analgésie postopératoire en France : enquête nationale avec analyse des différences de pratique selon le type d’établissement - 19/09/08

Doi : 10.1016/j.annfar.2008.05.008 
D. Fletcher a, , A. Mardaye b, C. Fermanian b, P. Aegerter b

le Comité Douleur–ALR de la Sfar

a Service d’anesthésie–réanimation chirurgicale, université de Versailles-St-Quentin, hôpital Raymond-Poincaré, AP–HP, 104, boulevard Raymond-Poincaré, 92380 Garches, France 
b Unité de recherche clinique, hôpital Ambroise-Paré, université de Versailles-St-Quentin, AP–HP, 9, avenue Charles-de-Gaulle, 92100 Boulogne, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

La Société française d’anesthésie et réanimation a organisé un audit national pour évaluer la prise en charge de la douleur postopératoire (DPO) dans différents types d’institutions.

Méthodologie

Un audit de patient adulte et de leur dossier, le lendemain de la chirurgie, dans des centres sélectionnés dans cinq types d’institutions (CHU, gros et petits centres hospitaliers (CH), gros et petits centres privés (CP)). Un auditeur évalue 25 patients par centre en remplissant deux questionnaires concernant l’information du patient, la douleur pré- et postopératoire, l’évaluation, les analgésiques et les effets secondaires. Dans chaque centre, un référent local a rempli un questionnaire sur l’organisation de la prise en charge de la DPO.

Résultats

Mille neuf cent patients ont été évalués dans 76 établissements. Les patients ont mémorisé souvent une information dans les centres privés. Bien que rarement prescrite, l’évaluation écrite de la douleur est très fréquente en chirurgie dans tous les centres (>90 %) avec un intervalle d’évaluation adéquat. Dans tous les types de centres, les outils d’évaluation incluent par fréquence décroissante l’échelle numérique, un outil non spécifique, l’échelle visuelle analogique et l’échelle verbale. Dans tous les centres, la douleur est rarement un critère de sortie de salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI). La douleur des patients est faible au repos, modérée au mouvement et intense pour la douleur maximale sans différence entre le type de centre. L’incidence globale des effets secondaires est similaire dans tous les centres pour le patient et la surveillance dossier, le plus fréquent étant les nausées vomissements. L’analgésie est fréquemment débutée en peropératoire. L’analgésie autocontrôlée est utilisée moins fréquemment que la morphine sous-cutanée dont la prescription ne suit pas toujours les recommandations surtout dans les petits CH. Les analgésiques non morphiniques comprennent par fréquence décroissante, le paracétamol, le kétoprofène surtout en CP et le néfopam surtout en CHU. La péridurale et les blocs nerveux sont peu utilisés sans différences entre les centres. Les protocoles d’évaluation ou de traitement ne sont pas systématiques et sont moins fréquents dans les CHU.

Conclusion

Cette enquête nationale, descriptive, avec interrogatoire des patients et examen du dossier révèle globalement une amélioration dans la prise en charge de la DPO avec quelques différences entre les centres et des insuffisances persistantes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Background

The French Society of Anaesthesia and Intensive Care has supported a national survey of postoperative pain (POP) management in various type of surgical centres.

Methodology

The survey was cross-checking data on information, evaluation, treatment concerning POP of adult patient within 24h after surgery in surgical centres randomly selected according to teaching status, public or private funding and size. A local anaesthetist referent provided information on management of POP.

Results

One thousand and nine hundred adult patients were audited. Information on POP was better understood in private centres. Rarely prescribed, written evaluation of POP was frequent on the ward (>90%) without any difference between centres. In all centres, POP evaluation tool were by decreasing frequency, numerical scale, nonspecific tool, visual analog scale and verbal scale. In all institutions, pain was rarely a criterion for recovery room discharge. Reported POP was mild at rest, moderate when moving and intense for maximal pain with no difference between centres. Incidence of side-effects was similar in all centres according to patient or chart, with mainly nausea and vomiting. Analgesics were frequently started during anaesthesia. Patient-controlled analgesia was used less frequently than subcutaneous morphine whose prescription frequently did not follow guidelines especially in small hospital. Non opioid analgesic included paracetamol, ketoprofen mainly in private structure and nefopam mainly in university hospital. Epidural or peripheral nerve blocks were underused similarly in all centres. Evaluation or treatment protocols were less frequent in university hospital.

Conclusion

This national, prospective, patient-based, observational survey reveals similar achievements in different surgical centres but also some differences and persistent challenges for POP management.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Audit, Douleur postopératoire, Centres hospitaliers, Cliniques

Keywords : Survey, Postoperative pain, Public hospitals, Private centres


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Vol 27 - N° 9

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