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Plaies abdominales avec épiplocèle - 01/01/03

Doi : 10.1016/j.anchir.2003.10.020 

N.  Benissa * ,  M.  Zoubidi,  M.  Kafih,  M.  Ridai,  N.O.  Zerouali*Auteur correspondant. 37, rue Normandie, Racine Casablanca, Maroc.

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Résumé

Introduction. -Les plaies abdominales avec épiplocèle représentent 4 à 20 % des plaies abdominales. Leurs prises en charge sont sujettes à de nombreuses controverses entre attitude interventionniste ou attentiste. Le but de ce travail est de donner des éléments de réponse à ce problème.

Matériel et méthodes. -C'est une étude rétrospective de 1992 à 2000, comportant 75 malades victimes de plaie abdominale avec épiplocèle se répartissant en 71 hommes et quatre femmes, d'âge moyen de 25 ans. L'agent causal est une arme blanche. Ces 75 malades étaient répartis en trois groupes : groupe I : 24 malades avaient des signes de gravité ; groupe II : 18 malades qui avaient une épiplocèle isolée et opérés d'emblée ; groupe III : 33 malades qui étaient mis sous surveillance clinique, radiologique et échographique.

Résultats. - Nous avons pratiqué quatre laparotomies blanches (16,7 %) chez les malades du groupe I, 14 (77,8 %) dans le groupe II et cinq laparotomies exploratrices (15 %) chez le groupe III. Parmi les 51 blessés du groupe II et du groupe III : 9 malades, soit (17 %), avaient des lésions viscérales. Dans les trois groupes, il y avait une prédominance des lésions d'organes creux. La mortalité était nulle et la morbidité globale était de 12 %.

Conclusion. - L'épiplocèle isolée est une lésion abdominale pénétrante, mais non synonyme de lésion viscérale. Les auteurs interventionnistes ont un taux élevé de laparotomie blanche. L'attitude attentiste chez les malades asymptomatiques, avec surveillance clinique dans un milieu chirurgical nous paraît justifiée. Nous pensons que la coelioscopie diagnostique et/ou thérapeutique chez les malades douteux peut être une solution à ce problème.

Mots clés  : Plaie abdominale ; Épiplocèle ; Traitement.

Abstract

Introduction. - The abdominal stab wound with omentum evisceration, represent 4 to 20% of abdominal injuries. It causes a problem of therapeutic indication between selective and mandatory laparotomy. The goal of this work is to give some answers to this dilemma.

Materiel and methods. - A retrospective study from 1992 to 2000, concerning 75 patients presenting an omentum evisceration. Where there were 71 men et four women, the mean age was 25 years old. All the abdominal injuries are exclusively by the stab wound. These 75 patients were divided into three groups: group I: 24 patients (32) were immediately operated ahead of the existence of severity elements; group II: 18 (24%) patients had an isolated omentum evisceration without any elements of severity were operated immediately; group III: 33 (44%) were placed under clinical, radiological and ultrasound control.

Results. -We have found four cases of negative laparotomy (16,7%) in group I, and 14 (77,8%) in group II. Five secondary laparotomies (15%) were performed in group III. Among the 51 patients (Group II and Group III) nine (17%) had viscerals injuries... In all of the three groups, there was a high frequency of intestinal organs injuries, there was no mortality and 12% of morbidity.

Conslusion. -The isolated omentum evisceration is a penetrating injury of the abdominal wall but not synonym with visceral injuries, the interventionists authors had a high rate of negative laparotomy. However the selectif authors in the asymptomatic patients under clinic examination appears logical: we believe that the laparoscopic diagnostic and therapeutic in doubtful cases can resolve this problem.

Mots clés  : Abdominal wound Injury ; Omentum Evisceration ; Treatment.

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Vol 128 - N° 10

P. 710-713 - décembre 2003 Retour au numéro
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