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Prise en charge d’un état de mal épileptique de l’enfant (nouveau-né exclu) - 09/04/09

Doi : 10.1016/j.neurol.2008.11.009 
P. Hubert a, , D. Parain b, L. Vallée c
a Unité de réanimation pédiatrique polyvalente, hôpital Necker–Enfants-Malades, AP–HP, 149, rue de Sèvres, 75743 Paris cedex 15, France 
b Service de neurophysiologie, hôpital Charles-Nicolle, Rouen, France 
c Service de neuropédiatrie, clinique de pédiatrie, hôpital Roger-Salengro, Lille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Un état de mal convulsif comporte un risque de séquelles à long terme sur le cerveau immature et en développement. Aussi, en pratique, toute crise convulsive généralisée persistante plus de cinq minutes justifie un traitement rapide. Le pronostic est essentiellement déterminé par la cause sous-jacente, l’âge et la durée de l’état de mal. La mortalité d’un état de mal convulsif varie de 3 à 5 % et la morbidité est deux fois plus importante. Les taux les plus élevés sont observés dans les infections du système nerveux central, qui sont la première cause d’état de mal épileptique (EME) de l’enfant. Peu de données scientifiques permettent de définir la meilleure stratégie thérapeutique d’un état de mal convulsif. Les benzodiazépines restent les médicaments recommandés en première intention. Le lorazépam par voie intraveineuse n’étant pas disponible en France, le clonazépam peut être le meilleur choix initial. Le diazépam par voie rectale ou le midazolam par voie buccale restent des alternatives possibles. La phénytoïne intraveineuse et le phénobarbital sont les médicaments de seconde ligne. La phénytoïne est de plus en plus remplacée par la fosphenytoïne, mais celle-ci ne possède pas d’autorisation de mise sur le marché français pour les enfants âgés de moins de cinq ans. En pédiatrie, la préférence est souvent donnée à la phénytoïne, alors qu’aucune étude n’a démontré sa supériorité par rapport au phénobarbital. Lorsque l’état de mal épileptique est réfractaire à une benzodiazépine et à l’administration de phénytoïne et/ou de phénobarbital, de nombreux pédiatres préfèrent débuter par une perfusion de midazolam à forte dose plutôt que par le thiopental, en raison des effets secondaires de l’anesthésie barbiturique. Quant au propofol, le rapport bénéfice/risque n’est pas en faveur de son utilisation chez l’enfant en état de mal épileptique réfractaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Convulsive status epilepticus in childhood is a life threatening condition with serious risk of neurological sequelae which constitutes a medical emergency. Clinical and experimental data suggest that prolonged seizures can have immediate and long-term adverse consequences on the immature and developing brain. So the child who presents with a continuous generalized convulsive seizure lasting greater than five minutes should be promptly treated. The outcome is mainly determined by the underlying etiology, age and duration of status epilepticus. In children the mortality from status epilepticus ranges from 3 to 5% and the morbidity is two-fold higher. Mortality and morbidity are highest with status epilepticus associated with central nervous system infections, which is the most important cause of status epilepticus. There are few evidence-based data to guide management decisions for the child with status epilepticus. Immediate goals are stabilization of airways, breathing and circulation and termination of seizures. Benzodiazepines remain the first-line drugs recommended for prompt termination of seizures. As intravenous lorazepam is not available in France, we suggest clonazepam as the best choice for initial therapy. Rectal diazepam or buccal midazolam remain important options. Intravenous phenytoin/fosphenytoin and phenobarbital are the second-line drugs. Phenytoin is being increasingly substituted by fosphenytoin, but pediatric data are scarce and fosphenytoin is not authorized for use in France below five years old. In children, phenytoin is often preferred to phenobarbital, even though no comparative studies have demonstrated a better efficacy. To manage status epilepticus refractory to a benzodiazepine and administration of phenytoin and/or phenobarbital, many pediatricians today prefer high-dose midazolam infusion rather than thiopental to minimize serious side effects from barbiturate anesthesia. There is no benefit/risk ratio to support the use of propofol for children with refractory status epilepticus.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : État de mal épileptique, Recommandations d’experts, Anticonvulsivants, Enfant

Keywords : Status epilepticus, Clinical practice guideline, Infant, Child, Anticonvulsant


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 Ce texte a été publié dans Réanimation 2009;18(1):92–98.


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Vol 165 - N° 4

P. 390-397 - avril 2009 Retour au numéro
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