Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Intégration du test HPV dans le dépistage primaire ? - 20/04/09

Doi : 10.1016/j.jgyn.2007.11.020 
D. Riethmuller , R. Ramanah, J.-L. Pretet, C. Mougin
Service de gynécologie obstétrique, CHU Saint-Jacques, 2, place Saint-Jacques, 25000 Besançon, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
Article gratuit.

Connectez-vous pour en bénéficier!

Résumé

Alors même que la prévention primaire du cancer du col est à présent disponible sous la forme de vaccins prophylactiques, la prévention secondaire, représentée par le dépistage de ce cancer qui est le deuxième cancer de la femme jeune dans notre pays, reste encore très imparfait. En effet, le frottis cervico-utérin (FCU) et son analyse cytologique sont des méthodes très opérateurs et lecteurs dépendants, avec une sensibilité limitée obligeant à des répétitions de prélèvement et surtout générant un taux non négligeable de faux négatifs. Même si la majorité des cancers se développe chez des femmes non ou insuffisamment dépistées, les limites du FCU posent le délicat problème des cancers diagnostiqués chez des femmes souvent jeunes malgré un suivi respectant les recommandations professionnelles. L’absence d’organisation de ce dépistage en France aboutit à une couverture insuffisante de la population féminine.

Il est aujourd’hui unanimement reconnu que les papillomavirus à haut risque (HPV HR) représentent le seul facteur de risque indépendant de cancer du col et que, sans ce virus, il n’y a pas de développement de la maladie. C’est bien cette force d’association entre un agent viral et le cancer du col qui a ouvert la porte d’une part, à la notion de prophylaxie vaccinale et d’autre part, à l’intégration de la recherche des HPV HR dans le dépistage des lésions préinvasives.

Les techniques de biologie moléculaire basées sur la révélation du génome des HPV HR au niveau du tractus génital féminin ont démontré une très forte sensibilité avec une absence de variabilité inter et intraobservateur et une excellente valeur prédictive négative. Leur intégration dans le dépistage primaire du cancer du col permettrait d’améliorer la pertinence de ce dernier et n’est en rien antinomique avec l’augmentation de la couverture de la population, voire de l’organisation du dépistage grâce en particulier aux autoprélèvements. La spécificité de ces tests est inférieure à celle du FCU et la gestion des faux positifs de ce dépistage viral est démontrée comme efficace par le triage cytologique à partir du résidu cellulaire du prélèvement en phase liquide.

L’urgence en France est bien l’organisation du dépistage afin d’améliorer la couverture, mais cela ne va pas à l’encontre ni de la promotion de la vaccination, ni de l’intégration de nouvelles technologies ; d’autant plus que les trois derniers essais randomisés publiés en octobre 2007 démontrent la possibilité d’augmenter en toute sécurité l’intervalle entre deux dépistages viraux, ce qui est économiquement très rentable.

Ce travail s’est attaché à faire une analyse de la littérature du sujet et d’en retirer des niveaux de preuves quant à son utilisation dans le cadre d’une prévention secondaire du cancer du col.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Cervical cancer, the second most common cancer in young women in France, is still today imperfectly screened even with the advent of primary prevention for this cancer in the form of prophylactic HPV vaccination. Indeed, the cervical Pap smear and its cytologic analysis, both operator and reader dependent, have limited sensitivities requiring repeated samplings and above all, producing a high rate of falsely negative tests. Although most cancers occur in women who are either not or insufficiently screened, the problem with cervical smears is the fact that cancers are also often diagnosed in young women having follow-ups in accordance with professional guidelines. The absence of an organized screening in France results in an inadequate female population coverage.

Nowadays, it is unanimously recognized that high-risk papillomaviruses (HR HPV) represent the only independent risk factor for cervical cancer and that there cannot be any disease without this virus. It is therefore this strong association between a viral agent and the cervical cancer which opened the door firstly, to the notion of prophylactic vaccination and secondly, to the integration of HR HPV testing in the screening for precancerous lesions.

Molecular biological techniques based on the HR HPV genome detection within the female genital tract have shown a very high sensitivity without any inter and intraobserver variability and an excellent negative predictive value. Their integration in the primary screening for cervical cancer would improve the relevance of the latter and would suit the need for a wider population coverage and even for an organized screening thanks to the possibility for self-sampling. The specificity of these tests is inferior to that of the cervical smear, but the management of the falsely positive HPV tests has proved to be efficient by sorting residual cells obtained from liquid-based cytology.

What is urgent in France is the need for an organized screening programme in order to improve population coverage and, this does not go against neither a vaccination promotion nor the integration of new technologies. Moreover, the last three randomized trials published in October 2007 have shown that it was quite safely possible to extend the time interval between two consecutive viral testing and thus improving the cost-effectiveness of cervical cancer screening.

The aim of this work was to analyze publications on the subject in order to conclude, according to proof levels obtained by different studies, on its usefulness in the secondary prevention of cervical cancer.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Prévention du cancer du col, Papillomavirus humain, Dépistage primaire viral, Dépistage organisé

Keywords : Cervical cancer prevention, Human papillomavirus, HPV testing primary screening, Organized screening


Plan


© 2008  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 37 - N° 1S

P. S139-S151 - février 2008 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Diagnostic et prise en charge des lésions précancéreuses du col utérin pendant la grossesse
  • L. Selleret, P. Mathevet
| Article suivant Article suivant
  • Intérêt des nouveaux marqueurs dans la prise en charge des lésions précancéreuses du col utérin
  • R. Dachez

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.