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Les personnes atteintes de schizophrénie et la rechute - 08/12/09

Doi : 10.1016/j.encep.2009.10.005 
C. Passerieux a, , F. Caroli b, E. Giraud-Baro c
a Service hospitalo-universitaire de psychiatrie adulte, centre hospitalier de Versailles, 177, rue de Versailles, 78157 Le Chesnay, France 
b Centre hospitalier Sainte-Anne, 1, rue Cabanis, 75674 Paris, France 
c Intersecteur soins et réhabilitation psychosociale, CHS de Saint-Égrève, 3, rue de la Gare, 38521 Saint-Égrève, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Dans la schizophrénie, la rechute est fréquente et intéresse plus d’un patient sur deux dans les deux ans qui suivent le premier épisode [10]. Le vécu de la rechute par les patients et leur entourage a cependant été rarement étudié. Pour ce faire, une enquête a été réalisée auprès de 316patients schizophrènes et de 82 de leurs proches : concernant la dernière rechute, seuls 4 % des patients et 7 % des proches citent spontanément l’arrêt du traitement comme cause de la rechute. Néanmoins, dans près de 40 % des rechutes, le patient reconnaît avoir arrêté ou ralenti son traitement juste avant d’être hospitalisé ; concernant le vécu de l’hospitalisation, 87 % des patients et 86 % des proches estiment que l’hospitalisation a été utile ; concernant la prévention de la rechute, 91 % des patients et 100 % des proches jugent important le faite d’éviter une nouvelle rechute. Cinquante-neuf pour cent des proches ont déclaré qu’il était difficile de vérifier la prise du traitement par le patient. Soixante-douze pour cent des proches ont estimé le traitement injectable rassurant, 69 % qu’il était plus simple qu’un traitement par voie orale. Ces résultats soulignent la sous-estimation du défaut d’observance dans les causes de la rechute et l’importance d’une prise en charge concertée du patient atteint de schizophrénie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

In schizophrenia, relapse is a common event that affects more than half the patients within 2years after a first episode [10]. It is a real setback for them and their relatives. Surprisingly, we do not have much information on how patients and their relatives experience the relapse.

Method

A national survey was conducted among 316 schizophrenic outpatients treated with antipsychotics, and 82 of their relatives. The survey assessed the following four aspects: disease history, last relapse history, hospitalization experiences, and relapse prevention.

Results

Regarding the disease history, the average psychiatric follow-up was 13years and patients had been hospitalized five times on average. Relatives reported approximately the same history. Regarding the last relapse, 9/10 of relatives reported that this relapse led to hospitalization and 69% of patients understood that their hospitalizations were due to relapse. 4% of patients and 7% of relatives identified the end of the treatment as a precursor to relapse. While a lack of compliance was found in about four relapses out of 10. It has also been shown that patients confided primarily in the medical team and the relatives thought to be the first confidant of patients. Regarding the experience of hospitalization, 87% of patients and 86% of relatives judged the hospitalization useful. For both, hospitalization represented a solving step to manifestations of relapse. Regarding the relapse prevention, almost three patients out of four thought they knew what to do in order to avoid a new relapse, while only 52% of the relatives thought patients knew what to do for this matter. For more than one third of the patients, the last relapse (3years ago) was still a painful event. Avoiding a new relapse was considered very important or important by 91% of patients and 100% of relatives. Relatives felt that regular appointments with the medical team helped avoid relapses. Fifty-nine per cent of relatives have said it was difficult to verify whether or not the treatment was taken by a schizophrenic patient. Relatives’ opinion on the injectable treatment was favorable and approximately 50% of the patients declared knowing of injectable treatments. Among these 72% felt that such treatment was reassuring, 69% said it was simpler than oral therapy, and 67% thought it was the most suitable to check the compliance. Only 31% considered it restricting for the patient, against 54% who were considering it not restricting. Finally 57% of patients were willing to take an injectable treatment in order to prevent further hospitalization.

Conclusion

This study brings us a better understanding of patients’ and relatives’ experience of relapse. These results demonstrate the potential impact of relapse on the patients and their relatives and highlight their motivation to avoid further relapses. Also revealed, the lack of importance given to the link between compliance and relapse by patients and relatives. These results underscore the complexity of this disease management in which each player has a key role.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Schizophrénie, Rechute, Hospitalisation, Observance, Psychoéducation

Keywords : Schizophrenia, Relapse, Hospitalisation, Compliance, Psychoeducation


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Vol 35 - N° 6

P. 586-594 - décembre 2009 Retour au numéro
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