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P.159 Le traitement par adalimumab dans la « vraie vie » : une révolution ? - 28/12/09

Doi : 10.1016/S0399-8320(09)72790-3 
H. Lamouliatte
Bordeaux 

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Résumé

Introduction

Le traitement par anticorps anti-TNF est de plus en plus souvent utilisé dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales. L’adalimumab (ADA) est administré par injection sous-cutanée permettant une utilisation à domicile. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats de la presciption ambulatoire de l’ADA.

Patients et Méthodes

Du 01 01 07 au 31 08 08, tous les patients avec maladie de Crohn (MC) ou rectocolite hémorragique (RCH) actives avec indication de traitement par adalimumab ont été inclus. Ils avaient tous un bilan pré-thérapeutique avec recherche d’une tuberculose latente et sérologies virales, en particulier VIH et recherche d’une hépatite chronique B et/ou C. Après une ou deux injections en milieu hospitalier, les injections suivantes étaient faites à domicile et les malades étaient revus en consultation tous les 2 mois avec un bilan biologique.

Résultats

24 patients ont eu un bilan pré-thérapeutique, 14 femmes et 10 hommes, 22 avec MC et 2 avec RCH, de 35,1 ans d’âge moyen (extrêmes 20 - 74 ans), 33,3 ans (extrêmes 20 - 54 ans) pour les MC. Huit (33 %) ont été traités après échec de l’infliximab. Trois (12,5 %) avaient une IDR>5 mm et un cliché thoracique normal : 2 ont eu un traitement anti-tuberculeux ; aucun n’avait une hépatite chronique. 2 malades (8,3 %) ont refusé le traitement dont un par refus du traitement anti-tuberculeux. Vingt deux malades ont reçu l’ADA pendant 6,5 mois (extrêmes : 2 - 22) en moyenne, 7,2 mois pour les MC (extrêmes 2-22) ; les injections étaient faites 12 fois par une infirmière (54,5 %), 7 fois par le malade (31,8 %) et 3 fois (13,6 %) par un proche. Les injections ont été bien supportées chez 14 malades (63,6 %) ; 6 malades (27,2 %) ont eu une réaction locale au niveau du point d’injection dont une fois sévère et 3 (13,6 %) une douleur importante. Un malade a présenté une toux gênante après la première injection sans arrêter le traitement. Quatre malades (18,2 %) ont arrêté les injections : un pour réaction locale, un pour éruption cutanée généralisée, un pour malaise et un pour convenance personnelle.

Deux malades ont été opérés 2 et 3 mois après le début du traitement. 16/22 (72,7 %) continuent le traitement depuis 8,7 mois (extrêmes 2 - 22 mois) dont 15 avec MC en rémission et une RCH en rémission. Aucun malade n’a été perdu de vue. Dans ce groupe, la tolérance est bonne chez 12 malades (75 %). L’observance a été très bonne chez 20 malades (90,9 %) et un seul a arrêté les injections sans avertir. La satisfaction des malades sous traitement était toujours très bonne.

Conclusion

Dans cette étude, 73 % des malades continuent le traitement par adalimumab à domicile avec une bonne tolérance, une très bonne efficacité, une bonne observance et une grande satisfaction. Cependant, plus de 10 % avaient une recherche de tuberculose latente positive et près de 10 % ont arrêté les injections pour une complication cutanée. Le traitement par adalimumab à domicile est une révolution en marche dans le traitement des maladies intestinales inflammatoires chroniques.

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Vol 33 - N° 3S1

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