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Hypertension intracrânienne bénigne et grossesse. À propos de deux cas - 03/05/10

Doi : 10.1016/j.jgyn.2008.08.009 
L. Jacopin-Bruneau a, B. Gommier b, F. Pierre b, G. Boog a,
a Service de gynécologie-obstétrique, pavillon Mère et Enfant, 38, boulevard Jean-Monnet, CHU de Nantes, 44093 Nantes cedex, France 
b Service de gynécologie-obstétrique, CHU de Poitiers, 2, rue de la Milétrie, BP 577, 86021 Poitiers cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les auteurs rapportent deux cas d’hypertension intracrânienne (HTIC) bénigne survenus en cours de grossesse. Le premier cas a été découvert chez une primigeste de 21 ans à 15 semaines d’aménorrhée (SA) et a nécessité par la suite six ponctions lombaires évacuatrices et un traitement par acétazolamide (Diamox®), 1000mg/j jusqu’à l’accouchement qui a été déclenché à 37SA en raison d’un retard de croissance intra-utérin associé à un oligoamnios. La seconde patiente, âgée de 38 ans, troisième geste, primipare, a présenté des signes d’HTIC à 28SA, dans le cadre d’une menace d’accouchement prématuré à la suite d’une tentative de suicide par absorption massive de venlafaxine (Effexor®). Elle a subi une seule ponction lombaire évacuatrice et a accouché à 29SA, après échec de la tocolyse. Le diagnostic d’HTIC se fait par exclusion devant une composition biologique normale du liquide céphalorachidien à la ponction lombaire avec une pression d’ouverture augmentée, et après un bilan radiologique cérébral, excluant tout processus intracrânien expansif ou hydrocéphalie. Les facteurs de risque de cette pathologie retrouvés dans la littérature en dehors de la grossesse sont le syndrome des ovaires polykystiques et les troubles de la coagulation à type de thrombophilie et d’hypofibrinolyse. Le pronostic obstétrical est habituellement favorable. La principale complication de l’HTIC réside dans l’atteinte oculaire. Le traitement est avant tout médical en première intention et ne devient chirurgical qu’en cas d’échec ou d’atteinte oculaire sévère.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

The authors describe two cases of idiopathic intracranial hypertension (IIH) during pregnancy. The first case was discovered in a 21-year-old primigravida at 15 weeks gestation and thereafter six evacuation lumbar punctures were necessary, and a treatment by acetazolamide, 1000mg/day, was prescribed until parturition. Labor was induced at 37 weeks for intrauterine growth retardation associated with oligohydramnios. The second patient, a 38-year-old tertigravida primipara presented clinical signs of IIH at 28 weeks gestation in the context of preterm labour after a suicide attempt by massive ingestion of venlafaxine. She was given an evacuation lumbar puncture and went into labour at 29 weeks, after tocolysis failure. The diagnosis of IIH is to be done only by exclusion, in front of a normal biological composition of the spinal fluid at lumbar puncture with increased opening pressure, and after a brain imaging excluding any expansive intracranial process or hydrocephaly. Obstetrical prognosis is usually favourable. The main complication of this pathology resides in the ocular impact. Outside pregnancy the risk factors of IIH which have been evoked are polycystic ovary syndromes and blood coagulation anomalies as thrombophilia or hypofibrinolysis. Treatment of this pathology should be medical in the first instance and surgical only in the case of resistance or for severe ocular involvement.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Hypertension intracrânienne bénigne, Grossesse

Keywords : Idiopathic intracranial hypertension, Pregnancy


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Vol 39 - N° 3

P. 246-250 - mai 2010 Retour au numéro
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