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Limitation ou arrêt de thérapeutiques actives en situations d’urgence. Le point de vue des anesthésistes réanimateurs - 23/07/10

Doi : 10.1016/j.annfar.2010.01.019 
R. Dumont a, , K. Asehnoune a, L. Pouplin a, C. Volteau b, F. Simonneau a, C. Lejus a
a Service d’anesthésie et de réanimation chirurgicale, hôpital Mère–Enfant, CHU, Hôtel Dieu, 1, place Alexis-Ricordeau, 44093 Nantes cedex 01, France 
b SRC Nantes cellule de promotion à la recherche clinique, CHU de Nantes, 44000 Nantes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Mieux caractériser les difficultés rencontrées lors de limitation ou d’arrêt de thérapeutiques actives (Lata) en situation d’urgence.

Type d’étude

Étude par questionnaire adressé à 430 médecins anesthésistes réanimateurs (MAR).

Matériel et méthodes

Envoi et retour des questionnaires par courrier, anonymat des médecins respecté.

Résultats

Cent soixante douze MAR ont répondu au questionnaire. Ces MAR ont déjà participé à une Lata pour 98 % d’entre eux, dont 92 % en situation d’urgence. Dans ce dernier cas, les critères qui emportent la décision sont liés à la gravité de la présentation clinique et à la probabilité de survenue du décès à court terme. La décision devrait être collégiale pour 93 % des MAR, mais 50 % ont déjà dû décider seul d’une Lata en situation d’urgence, principalement en préhospitalier. En pratique, l’arrêt du support ventilatoire a été la mesure la plus difficile à prendre. Les soins de confort restaient primordiaux pour 100 % des MAR, mais 26 % d’entre eux ont considéré l’analgésie et la sédation après Lata comme une mesure d’euthanasie. L’éventualité d’une plainte restait une inquiétude pour 57 % des MAR, influant sur l’information donnée à la famille et sur la rédaction du dossier médical, améliorable pour 92 % des MAR.

Conclusion

La décision de Lata en situation d’urgence s’appuie sur la conviction de la survenue à court terme du décès. La réalisation de ces Lata est conforme aux principes de collégialité et de soins de confort, mais peut encore bénéficier d’améliorations, notamment dans la rédaction du dossier médical et la maîtrise éthique et juridique de ces situations extrêmes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Objectives

One objective is to state more accurately the difficulties met by the anaesthesiologists in an emergency context in case of withholding or withdrawing life sustaining therapies.

Study design and participants

A questionnaire addressed to anaesthesiologists of nine hospitals in the extreme West part of France.

Materials and methods

The questionnaires were sent and returned by mail in order to guarantee confidentiality.

Results

The participation rate was 40% with 172 questionnaires analysed. Ninety-eight per cent of the anaesthesiologists have already participated in a withholding or withdrawing life sustaining treatments, and in an emergency context in 92% of the cases. In that last case, criteria related to the severity of the clinic presentation and to the short-term death probability influence the decision made to interrupt life-sustaining therapies. For 93% of anaesthesiologists, the decision should be collegial, but 50% of them had already made such a decision alone. The withdrawal of ventilatory support was the most difficult decision to make. Withdrawing mechanical ventilation or extubating appeared impossible for 23.4 and 50% of the anaesthesiologists respectively. Providing comfort care to the patients with end of life decision was essential for 100% of the anaesthesiologists, but 11% of them used and considered analgesic and sedation after withholding or withdrawing life sustaining treatments as euthanasia. The complaint possibility worried 57% of the anaesthesiologists and influenced the writing of the process or giving information to the families respectively for 65 and 75%. The righting of the medical files could be improved for 92% of the anaesthesiologists.

Conclusion

The decision of withholding and withdrawing life sustaining treatments in an emergency context is based on the conviction of short-term death probability. Withholding and withdrawing life sustaining treatments is a decision made according to the principles of collegiality and necessary comfort cares, but the procedure can still be improved, especially in the redaction of the medical file and the ethical and juridical control of these extreme situations.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Limitation des thérapeutiques, Arrêt des thérapeutiques, Urgence

Keywords : Withdrawing life support, Withholding life support, Emergency


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Vol 29 - N° 6

P. 425-430 - juin 2010 Retour au numéro
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