Médecine

Paramédical

Autres domaines

Table des matières EMC Démo S'abonner

Mécanismes et traitement des bronchopneumopathies par inhalation périopératoires - 28/07/10

[36-421-A-10]  - Doi : 10.1016/S0246-0289(10)44763-5 
J. Morel, C. Auboyer , R. Jospe, R. Terrana, S. Molliex
Service d'anesthésie-réanimation, CHU de Saint-Étienne, 42055 Saint-Étienne cedex 2, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 13
Iconographies 1
Vidéos 0
Autres 1
Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Anesthésie-Réanimation
et remplacé par un autre article plus récent: cliquez ici pour y accéder

Résumé

Les bronchopneumopathies d'inhalation périopératoires représentent une complication fréquente et potentiellement grave. Leur fréquence réelle est cependant difficile à préciser, probablement largement sous-estimée, le processus d'inhalation passant souvent inaperçu. Si on les a souvent rapprochées de l'anesthésie générale, en particulier en obstétrique, c'est actuellement une cause moins fréquente mais encore responsable d'une morbidité et d'une mortalité non négligeables. Elles surviennent surtout chez des patients ayant des facteurs de risque, en particulier d'origine digestive, opérés en urgence. La phase d'induction est la plus exposée. Elles surviennent aussi en phase postopératoire, en soins intensifs, associées à des troubles de conscience, des atteintes neurologiques responsables d'anomalies de la déglutition, une asthénie intense, une alimentation entérale, un grand âge. L'inhalation de liquide gastrique très acide est à l'origine d'une agression chimique pulmonaire de gravité proportionnelle au volume de liquide inhalé. La présence de particules solides alimentaires, même en solution peu acide, peut être aussi responsable d'un tableau clinique grave. L'aspect clinique de l'inhalation peut être de gravité très variable allant d'un tableau quasi asymptomatique à un tableau très aigu, parfois asphyxique, parfois évoluant vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë et une fibrose pulmonaire. Les complications infectieuses sont classiques, soit secondaires dans le cadre d'une agression chimique, soit d'apparition plus rapide et plus fréquente en cas d'inhalation d'un liquide gastrique et oropharyngé colonisé. Les pratiques d'antibiothérapie ne sont pas clarifiées. La prévention de l'inhalation est essentielle. En anesthésie, la détection des malades à risques, l'application des règles de jeûne préopératoire, la réalisation d'une procédure d'induction à séquence rapide avec une pression cricoïdienne restent les principales mesures. En phase postopératoire et en soins intensifs, elle passe par une rigueur dans l'application des soins de nursing et dans le contrôle des modalités d'administration de l'alimentation. La survenue d'une inhalation de liquide digestif et de ses conséquences pulmonaires a une fréquence et une morbidité largement sous-estimées. Si elle est la hantise de l'anesthésiste, elle survient beaucoup plus souvent dans d'autres situations, en particulier dans la phase périopératoire. Elle peut donner des tableaux cliniques d'aspect et de gravité très variables. Mendelson rapportait en 1946 une série clinique relativement peu grave, mais démontrait, par une étude expérimentale, le risque majeur de l'inhalation de liquide gastrique acide. Si son nom a souvent été donné à ce syndrome, en le réservant plutôt aux formes graves secondaires à une inhalation de liquide gastrique acide, de nombreuses études cliniques et expérimentales ont depuis démontré que la gravité n'était pas son apanage et que les particules d'origine alimentaire pouvaient aussi être responsables de tableaux sévères. De nombreuses études épidémiologiques ont cherché à préciser le contexte de survenue, les facteurs favorisants et les possibilités de prévention. Elles ont montré qu'elles étaient devenues une complication peu fréquente de l'anesthésie générale et qu'elles étaient le plus souvent associées à des troubles neurologiques avec des troubles de conscience et de la déglutition, à une alimentation entérale, et à des troubles gastro-intestinaux postopératoires.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Pneumopathie d'inhalation, Syndrome de Mendelson, Complications de l'anesthésie, Anesthésie sur estomac plein, Jeûne préopératoire


Plan


© 2010  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à ce traité ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.