Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Efficacité de l’escitalopram vs paroxétine sur les formes de dépressions sévères avec symptômes anxieux associés. Données issues de l’étude « Boulenger » : escitalopram versus paroxétine - 28/10/10

Doi : 10.1016/j.encep.2010.08.001 
J.-C. Chauvet-Gélinier
Service de psychiatrie et d’addictologie, hôpital Général, CHU de Dijon, 3, rue du Faubourg-Raines, 21000 Dijon, France 

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 8
Iconographies 3
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Plusieurs travaux récents ont souligné l’importance de l’anxiété dans la dépression majeure, assombrissant l’évolution clinique de la maladie, d’une part, et freinant la réponse aux thérapeutiques antidépressives, d’autre part. Alors que les inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine tels que l’escitalopram et la paroxétine ont démontré leur efficacité à la fois dans le traitement de la dépression et des troubles anxieux, les auteurs ont cherché à connaître l’influence du niveau initial de l’anxiété sur la réponse à long terme au traitement antidépresseur chez des patients sévèrement déprimés. Au cours d’un essai clinique randomisé en double insu, 459 patients présentant un premier épisode dépressif majeur d’intensité sévère ont reçu soit de l’escitalopram (20mg), soit de la paroxétine (40mg), pendant 24 semaines. Une analyse statistique post-hoc de covariance en intention de traiter par méthode LOCF a comparé l’efficacité des différents traitements selon l’intensité de l’anxiété initiale mesurée à l’échelle d’anxiété de Hamilton (HAM-A), distinguant des sujets avec score initial HAM-A égal ou inférieur à 20 (n=171) de sujets avec score initial HAM-A supérieur à 20 (n=280). À la 24e semaine, chez les patients présentant un niveau élevé d’anxiété au début de l’étude (HAM-A>20), il est apparu à l’échelle MADRS une diminution du score total de −24,2 pour les patients traités par escitalopram, et de −21,5 pour ceux traités par paroxétine (p<0,05, entre les deux groupes); et à l’échelle d’anxiété HAM-A, une réduction de −17,4 dans le groupe escitalopram et de −15,1 dans le groupe paroxétine (p<0,05, entre les deux groupes). Concernant les patients en rémission complète à l’échelle CGI (CGI-S=1), une différence en faveur de l’escitalopram s’est avérée d’autant plus marquée que l’intensité initiale de l’anxiété mesurée à l’HAM-A était élevée (ITT, LOCF). Aucune différence entre les deux traitements n’a pu être mise en évidence chez les patients au niveau initial d’anxiété faible. En explorant ainsi l’impact de l’anxiété initiale sur les effets d’un traitement par inhibiteur spécifique de la recapture de la sérotonine, les auteurs ont mis en évidence une réponse antidépressive de l’escitalopram (20mg) supérieure à celle de la paroxétine(40mg) chez des patients sévèrement déprimés avec symptomatologie anxieuse associée, ainsi qu’un maintien d’un effet thérapeutique significatif de l’escitalopram (à la différence de la paroxétine) chez des sujets au niveau élevé d’anxiété.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Several recent studies have underlined the importance of anxiety in major depressive disorders. It has been shown that anxiety was responsible for worsening of depression and reduction of the efficacy of the antidepressant treatment. While it is well known that SSRI are efficient in treating depression or anxiety disorders, the authors tried to determine the influence of baseline anxiety on the response to SSRI treatment in patients with severe depression receiving either escitalopram or paroxetine. In a 24-week double-blind clinical trial, 459 patients with a primary diagnosis of severe major depressive disorder were randomised to receive escitalopram (20mg) or paroxetine (40mg). Post hoc analyses of efficacy in patients with a baseline HAM-A total score less or equal to 20 (n=171) or greater than20 (n=280) were based on analysis of covariance. (ANCOVA) (ITT, LOCF). At week 24, the mean change from baseline in MADRS total score was −24.2 for escitalopram-treated patients (n=141) and −21.5 for paroxetine treated patients (n=139) (p<0.05, between both groups) in high baseline anxiety patients (HAM-A>20) and the mean change from baseline in HAM-A total score was −17.4 (escitalopram) and −15.1 (paroxetine) (p<0.05, between both groups). As far as complete remitters (CGI-S=1) after 24-week treatment were concerned, their number was significantly higher with escitalopram in the case of marked baseline anxiety. No difference was shown in the low baseline anxiety group. Looking for the influence of baseline anxiety on SSRI treatment effects, the authors showed that antidepressant efficacy of 20mg escitalopram was better than 40mg paroxetine for patients highly depressed with comorbid anxiety symptoms and that, contrary to paroxetine, escitalopram maintained sustained antidepressant activity in patients featuring increased baseline anxiety levels.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Épisode dépressif majeur, Anxiété, Rémission, Escitalopram, Paroxétine

Keywords : Major depressive disorder, Comorbid anxiety, Remission, Escitalopram, Paroxetine


Plan


© 2010  L’Encéphale, Paris. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 36 - N° 5

P. 425-432 - octobre 2010 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Reconnaître les symptômes psychiatriques iatrogènes liés aux antipsychotiques
  • C. Demily, V.-A. Chouinard, G. Chouinard
| Article suivant Article suivant
  • L’alliance thérapeutique en psychothérapie : apports de la recherche empirique
  • R.-F. Rodgers, L. Cailhol, E. Bui, R. Klein, L. Schmitt, H. Chabrol

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.