Economic burden of anal cancer management in France - 05/11/10
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Abstract |
Background |
The incidence of anal cancer has increased over the last 25years. No organized screening exists for the precursors of anal cancer (anal intraepithelial neoplasia and carcinoma in situ) and diagnosis is often delayed. Treatment for precursor lesions is of limited success, while cancer management is traumatic for the patient. Like cancers of the cervix, most cases of anal cancer are associated with infection with human papillomavirus (HPV). With increases in the incidence of anal cancer, and in light of the availability of prevention strategies such as screening and HPV vaccination, it is important, from a public health perspective, to assess the economic burden of anal cancer in France.
Methods |
We performed a retrospective analysis based on data extracted from a French hospital database – the Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) – to assess the number and management of patients hospitalized for anal cancer in 2006. Data on radiotherapy sessions performed in private hospitals were obtained from the Statistiques annuelles des établissements de santé (SAE) database. Costs of hospitalization, from the healthcare-payer perspective, were obtained from official diagnosis-related group tariffs for public and private hospitals. Ambulatory and indirect costs were estimated using information obtained from the literature.
Results |
In 2006, 3,711 patients with anal cancer were treated in hospitals in France. Of these, the majority were women (69%). The annual cost of hospital treatment for anal cancer was estimated at €20,326,868. The overall estimated cost (including hospitalization, outpatient and daily allowances costs) to the healthcare payer was €38,249,981.
Conclusion |
This study, the first to investigate the economic burden of anal cancer in France, shows that the management costs of anal cancer are high and comparable to cervical cancer management costs (€44 million). Further research is required to determine the cost of management of precursor lesions, which is mostly performed in an outpatient setting. Prophylactic HPV vaccination could significantly reduce the burden of this disease.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Position du problème |
L’incidence du cancer anal a augmenté depuis ces 25 dernières années. Il n’existe pas de dépistage organisé pour les problèmes précurseurs du cancer anal, la néoplasie intraépithéliale anale, et le diagnostic est souvent prononcé tardivement. Le succès de la prise en charge des lésions précancéreuses est limité et le traitement du cancer est souvent difficile pour les patients. Comme les cancers du col de l’utérus, la plupart des cas de cancer anal sont associés à une infection par le virus du papillome humain (VPH). Avec l’augmentation de l’incidence du cancer anal et étant donné la disponibilité des moyens de prévention tels que le dépistage et la vaccination contre le VPH, il semble important, d’un point de vue de santé publique, d’estimer le poids économique de ce cancer en France.
Méthodes |
Une analyse rétrospective a été réalisée à partir de données extraites d’une base de données hospitalières française – le Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) – afin d’estimer le nombre et le coût des prises en charge des patients hospitalisés pour un cancer anal en 2006. Les informations sur les séances de radiothérapie effectuées dans les hôpitaux privés ont été obtenues à partir de la base de données « Statistiques annuelles des établissements de santé » (SAE). Les coûts d’hospitalisation, du point de vue de l’assurance maladie, ont été extraits des tarifs officiels pour les groupes homogènes de malades, dans les établissements publics et privés. Le coût des soins ambulatoires et les coûts indirects ont été estimés à partir de données de la littérature.
Résultats |
En 2006, 3711 patients ont été hospitalisés pour un cancer anal en France. La plupart était des femmes (69 %). Les coûts annuels d’hospitalisation pour le cancer anal ont été estimés à 20 326 868€. Le coût total annuel pour l’assurance maladie (incluant les coûts hospitaliers, ambulatoires et les indemnités journalières) a été établi à 38 249 981€.
Conclusion |
Cette étude, la première à examiner le poids économique du cancer anal en France, montre que les coûts de prise en charge de cancer sont élevés et similaires à ceux de la prise en charge du cancer du col de l’utérus (44millions d’euros). D’autres recherches seront nécessaires afin d’évaluer le coût de la prise en charge des signes précurseurs, qui sont généralement traités en ambulatoire. La vaccination prophylactique contre le VPH pourrait réduire significativement l’incidence de cette maladie et les coûts qui lui sont associés.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Anal cancer, Human papillomavirus, France, Epidemiology, Cost
Mots clés : Cancer anal, Virus papillome humain, France, Épidémiologie, Coût
Plan
Vol 58 - N° 5
P. 331-338 - octobre 2010 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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