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Les lombalgies chroniques : symptôme ou pas symptôme ? - 17/11/10

Doi : 10.1016/j.evopsy.2010.09.005 
Patrick Martin-Mattera a, , b ,  Ly-Thanh-Huê c, François Garnier d, Jean-François Huez d, Vincent Benoist e
a Psychologue, psychanalyste, professeur de psychopathologie, centre de recherche de l’Institut de psychologie et sociologie appliquées (CERIPSA), université catholique de l’Ouest (UCO), 3, place André-Leroy, 49008 Angers cedex 01, France 
b EA 2646, laboratoire de psychologie Processus de pensée et interventions (PPI), université d’Angers, 49000 Angers, France 
c Docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse, psychiatre, CERIPSA, UCO, 3, place André-Leroy, 49008 Angers cedex 01, France 
d Professeur (assistant) de médecine générale, département de médecine générale, faculté de médecine, rue Haute-de-Reculée, 49045 Angers cedex 01, France 
e Docteur en psychopathologie, CERIPSA, UCO, 3, place André-Leroy, 49008 Angers cedex 01, France 

Auteur correspondant. 66, rue du Docteur-Guichard, 49000 Angers, France.

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Résumé

Cet article étudie un aspect psychologique impliqué dans certaines affections somatiques, ici les lombalgies chroniques. Plusieurs cas de patients lombalgiques reçus en entretiens psychothérapiques montrent que le statut de la douleur évolue selon que le sujet lui accorde ou non une valeur de symptôme, au sens psychanalytique. Le « choix » de ce statut est personnel, subjectif, inconscient, et impacte l’évolution de la lombalgie. Après avoir défini le symptôme au sens médical et au sens psychanalytique, et avoir rappelé la distinction entre l’hystérie et la psychosomatique, les auteurs présentent leur conception des rapports corps et psyché selon le modèle de la bande de Möbius utilisée par Lacan pour définir les rapports entre le conscient et l’inconscient. Il est cependant illusoire, en médecine générale, de pouvoir amener tous les patients à faire de leur lombalgie un symptôme « psychanalytique ». Le contexte et le cadre ne sont pas les mêmes car le patient qui va consulter son médecin n’en attend pas la même chose que celui qui va consulter un psychologue, un psychanalyste ou un psychiatre. Néanmoins, l’ouverture des uns et des autres à la possibilité d’une évolution du patient fondée sur un changement de sa position subjective peut être un avantage important, car ce qui est en jeu dans le processus de la chronicisation n’est pas seulement la disparition pure et simple de la douleur, mais la modification préalable de sa fonction pour le sujet, c’est-à-dire le passage de la fonction première de la douleur comme signal de danger à celle qui favorise l’élaboration d’un sens subjectif. Et pour cela, faut-il encore que ce sujet, comme les praticiens concernés, lui reconnaissent cette seconde fonction.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

This article examines a psychological aspect involved in some somatic disorders, in particular chronic back pain. Several cases of patients with low back pain received in psychotherapeutic interviews show that the status of pain changes, depending on whether they consider that it has symptom value or not, in the psychoanalytical sense. The “choice” of this status is personal, subjective, unconscious, and has an impact on the development of LBP. After defining the symptom in the medical sense and in the psychoanalytical sense, and pointing out the distinction between hysteria and psychosomatic, the authors present their approach to the link between the body and the psyche according to the Möbius strip model used by Lacan to define the relationship between the conscious and the unconscious. However, it is illusory, that general medicine can lead all patients to make their back pain a “psychoanalytical” symptom. The context and the setting are different because the patient who consults his doctor does not expect the same as he who goes to a psychologist, a psychoanalyst or a psychiatrist. Nevertheless, that people open to the possibility of an evolution of the patient based on a change in his subjective position may be an important advantage, because what is in play in the process of chronicity is not only the disappearance of chronic pain, but the change of its function for the subject, that is to say the way from the first function of pain as dangers’ signal to the second that permits an elaboration of a subjective sense. And for that, it is necessary that the patient as well as the practitioners concerned recognize this second function.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Lombalgie, Maladie chronique, Médecine générale, Symptôme, Psychanalyse, Médecine psychosomatique

Keywords : Chronic low back pain, Chronic disease, General medicine, Symptom, Psychoanalysis, Psychosomatic


Plan


 Toute référence à cet article doit porter mention : Martin-Mattera P, Ly-Thanh-huê, Garnier F, Huez JF, Benoist V. Les lombalgies chroniques: symptôme ou pas symptôme ? Evol psychiatr 2005; 75 (4).


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Vol 75 - N° 4

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